MÉCANIQUE. L’outilleur et découpeur franc-comtois de tôles pour circuit magnétique investit 12 millions d’€ sur son site de Besançon (Doubs) afin de développer une nouvelle production de stators et rotors. Cette diversification le conduit à étendre son site de 2 000 m2 et à recruter une trentaine de personnes supplémentaires. Raymond-Nicolas et Olivier Bourgeois, troisième génération aux commandes, dirigent aujourd’hui un groupe international qui pointe parmi les leaders mondiaux du secteur.

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L’outilleur et découpeur de tôles, spécialisé dans les circuits magnétiques : stators et rotors, pour moteurs électriques, génératrices et transformateurs, étend son site et siège social de Besançon (Doubs). «Nous avons acheté à la mairie un terrain contigu de 20 000 m2 pour y construire en lieu et place d’une ancienne gendarmerie un atelier de production de 2 000 m2», explique Olivier Bourgeois (40 ans), directeur général qui, avec son frère Raymond-Nicolas (41 ans), le P-DG, dirige l’entreprise familiale.

L’investissement s’élève à 12 millions d’€, génèrera une trentaine d’emplois supplémentaires : outilleurs, chefs de projets, outilleurs…, et sera opérationnel fin 2013. Il permettra de produire avec des tolérances serrées et des métaux spéciaux de nouvelles gammes de stators et rotors pour véhicules hybrides et électriques.
Cette fabrication se fera à l’aide d’une presse de découpe japonaise d'une puissance de 300 tonnes et d'un poids de 80 tonnes, pour le moins révolutionnaire pour la précision des tâches réalisées sur des tôles de fines épaisseurs. «D’ici à 2015, nous visons 3 à 4% du marché mondial et 5 à 6% aux Etats-Unis», précise le directeur général.
R.Bourgeois n’est pas à proprement parler un équipementier automobile, mais il les fournit et travaille ainsi indirectement pour le compte de constructeurs comme Renault, General Motors, Porsche ou encore Volkswagen.

Fondée en 1929 dans la cave de son domicile (rue Battant) par Raymond Bourgeois, le grand-père des  dirigeants actuels, l’entreprise est devenue au fil du temps un petit groupe mondial qui pèse 180 millions d’€ de chiffre d’affaires consolidé et emploie 800 personnes. Outre l’actuel site bisontin, R-Bourgeois exploite une filiale en Suisse à Courgenay. Avec 20 salariés, elle y découpe des tôles pour transformateurs de distribution de puissance. À Pilsen, en Tchéquie, l’industriel possède une unité technique d’assemblage et de soudage.
«Présents en Chine depuis 1996 pour suivre nos clients, nous avons dorénavant une nouvelle usine, implantée au Sud-Ouest de Shanghai, qui aura coûté 6 millions d’€», indique Olivier Bourgeois.
Le tableau ne serait pas complet sans indiquer la société Scoder France (200 salariés), à Besançon, dédiée à de la découpe de sous-ensembles pour l'automobile : ventilateurs, colonnes de direction…, et deux sites logistiques basés aux USA et au Mexique. Grâce à cette internationalisation réussie, les exportations hors zone euros atteignent 65% de l’activité. Crédit Photos : R.Bourgeois

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