HORLOGERIE. Aujourd'hui, 1er décembre, Nathalie Kosciusko-Morizet inaugure les deux gares TGV de Besançon-Franche-Comté (Doubs) et de Belfort-Montbéliard (Territoire-de-Belfort).

Les élus bisontins auront certainement à coeur de montrer à la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, l'horloge gigantesque, accrochée dans la salle des pas perdus de la gare TGV.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Philippe Lebru, dirigeant de la société Utinam signe cette oeuvre. Elle est impressionnante par ses dimensions : un pendule de 5 m de haut sur un axe porteur de 11 m de haut, des rouages de 6,23 m de diamètre. Le tout pèse 5,5 tonnes.

Il est déjà l'auteur de l'horloge fixée sur la façade du musée des Beaux-Arts de Besançon qui accompagne un compte-rebours en leds jusqu'à la mise en service du TGV Rhin-Rhône, le 11 décembre prochain.

Symbole d'une tradition industrielle locale en pleine renaissance, l'horloge de la gare TGV est de fabrication 100% comtoise.

Elle a été forgée dans les ateliers de Pascal Oudot à Bolandoz (Doubs). Spécialiste des moutons à cinq pattes, le chaudronnier (1,6 million d'€ de chiffre d'affaires) a façonné et usiné les pièces : les quatre roues qui constituent l'engrenage, le balancier et le cadran. Quatre années de travail, entre les études, les essais et la réalisation...

Egalement symbole  de l'industrie comtoise, un rotor de moteur de TGV - spécialité de l'usine Alstom d'Ornans - fait tourner l'engrenage sous l’impulsion d’une énergie électrique.

« Ce système est le cœur qui bât au sein de la gare ; par son mouvement de va et vient, il est la partie vivante et horlogère dont le déplacement est aussi pertinent dans sa dimension animée que le rotor en rotation du moteur de la motrice du TGV», se passionne Philippe Lebru.

Des mécènes comtois

L’horloge Mère distribue l’heure via un réseau de tiges lumineuses dont l’extrémité s'enfiche de terminaux rétro-éclairés.

Le châssis, charpente porteuse de l'horloge est intégré à même la structure de la gare et diffuse «la sève du temps» par pulsions lumineuses pour alimenter 10 indications horaires.

Vitrine des savoir-faire régionaux, l'horloge géante a séduit plusieurs mécènes comtois. Parmi ces derniers, les entreprises du BTP Antonietti, Bonnefoy, Campenon, Eurovia, Parietti et le fabricant de bijoux bisontin Maty. Gares & Connexions (SNCF) a pris en charge les études, les travaux d'installation, les frais annexes et une partie des honoraires.

Pour permettre le montage juridique et fiscal, il fallait donner à l'œuvre un caractère public.

La ville de Besançon l'a donc acquise auprès de l'artiste pour un montant de 163 852 €. La Fondation du patrimoine qui a collecté les fonds auprès des entreprises, doit reverser cette somme à la ville. Propriétaire, cette dernière met l'horloge à disposition de Gares & Connexion, exploitant de la gare. Son coût total s'élève à 300 000 €.

Philippe Lebru caresse d'autres projets, dès lors qu'il pourra trouver des financements. Il n'oublie pas que l'opération initiale comprend également un cadran d'un mètre d'envergure et de 2,5 mètres de hauteur, à 200 mètres de la gare, au centre du giratoire d'accès. Il l'imagine rétro-éclairé la nuit pour être visible à 800 mètres.

Lire aussi l'article de Traces Ecrites News sur Weal's Concept du 21 mars 2011.

Photos: Traces Écrites.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. jacquemindit :

    tic tac superflu,belle réalisation, mais le prix..................................................................................................................................................!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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