Neotiss, située à Venarey-lès-Laumes, en Côte-d’Or, est spécialisée dans la fabrication de tubes roulés soudés hautes performances en titane ou inox pour le marché des échangeurs de chaleurs principalement à destination des centrales nucléaires. Acteur incontournable sur le marché mondial, le groupe vient d’investir dans l'acquisition d'une nouvelle technologie laser.
1,5 million d’euros. Tel est le montant investi par Neotiss, pour développer plusieurs actions d’envergure autour de sa performance énergétique, sa productivité et son efficience sur le marché des échangeurs de chaleurs et des centrales nucléaires. Une partie significative de cette somme a été dédiée aux essais, à l’achat et à l’installation d’un nouveau laser au cœur de l’usine de 20.000 m2.
Cet investissement a été subventionné pour moitié par Bpifrance dans le cadre du programme France Relance. « Notre ancien laser avait plus de 20 ans et montrait des signes de faiblesse », introduit Farid Ajaaoun, vice-président France de Neotiss.
Un « sans faute »

Installé cet été pour un redémarrage opéré fin aout, le nouveau laser a réalisé une arrivée « sans faute ». « Les opérateurs ont été formés et se sont tout de suite mis dans le bain, il n’y a pas eu de problème au démarrage et après deux mois d’activités, le laser n’a pas marqué sur seul arrêt », se félicite Mathieu Bianconi, responsable de production.
« Cette nouvelle technologie est conforme aux standards de Neotiss, à savoir une soudure à 100%, homogène en profondeur et en surface, répétable et exempte de toute projection. La pénétration complète de la soudure dans la bande d’acier dite du « feuillard » assure la durabilité et la haute performance des tubes, même dans les conditions d’utilisation les plus exigeantes », précise Eric Guilloux, responsable marketing produits monde.
L’arrivée de ce nouveau laser coïncide avec, d’une part, l’acquisition d’un nouveau client important aux États-Unis, très actif sur le marché de la maintenance des centrales nucléaires américaines, et, d’autre part, le début du programme EPR2 en France, ainsi qu'un succès déterminant pour l’avenir de Neotiss grâce à l’attribution d’une commande au Canada pour un projet de réacteur de petite puissance SMR (Small Modular Reactor), un segment en plein essor.
« Notre carnet de commande est désormais bien fourni : nous envisageons d’embaucher une vingtaine de personnes supplémentaires pour répondre à notre croissance », explique Farid Ajaaoun.
Neotiss recherche 16 conducteurs de ligne de soudage automatique, des cintreurs, des opérateurs de contrôle non destructifs ainsi que deux électromécaniciens-techniciens de maintenance.

85% de la production à l’export
Rééquiper des centrales nucléaires américaines pour augmenter la puissance de leurs nouveaux échangeurs de chaleurs ou participer à la décarbonation de notre énergie électrique via le développement du nucléaire est une grande fierté pour Neotiss qui prouve là que le “made in France” sait s'exporter depuis Venarey-Les Laumes.
« Nous possédons 100% du marché européen des tubes MSR (Moisture Separator Reheater en anglais ou GSS Groupe Sécheur Surchauffeur en français). 85% de notre production de tubes part à l’export dans les grands pays du nucléaire que sont la Chine, les Etats-Unis ou encore la Corée du Sud. La réputation de nos tubes en titane ou inox n’est plus à faire et aux Etats-Unis nous savons que de nouveaux marchés potentiels s’ouvrent à nous. C’est une très bonne nouvelle », ajoute Farid Ajaaoun.

Plus facile à entretenir, moins gourmand en énergie - moins 70% d’électricité dépensée à l’année ! -, le nouveau laser répond aussi aux engagements RSE portés par Neotiss et notamment en réduisant leur empreinte carbone.
Avec un chiffre d’affaires en croissance sur l’année 2024, l’entreprise Neotiss, qui compte une centaine de salariés, a donc le vent en poupe. Implanté dans trois autres pays du monde, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, le groupe compte investir dans de nouveaux lasers pour ces autres sites de production en 2025.
Neotiss dans toutes les centrales nucléaires de France

Pénétrer dans l'usine de Neotiss, son cœur de réacteur à elle, c’est déjà être impressionné par la taille du bâtiment : la ligne de production s’étend sur 300 mètres de long. Les différentes machines pour fabriquer les tubes se succèdent, « nous fonctionnons en 3X8 et organisons le travail en fonction des commandes », explique Mathieu Bianconi devant une caisse de 20 mètres de long contenant des kilomètres de tubes prêts à être expédiés vers leur destination finale.
« Depuis la création de l’usine, en 1976, toutes les centrales nucléaires françaises sont équipées de tubes Neotiss. Nous avons su préserver et développer notre savoir-faire au fil des ans et nous avons vraiment de quoi être fiers ! », conclut Eric Guilloux.















































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