Le premier fabricant de contenants pour plantes et fleurs réduit son coût matière auprès de la société d'import-export néerlandaise TCR Plastics.
Le premier fabricant de contenants pour plantes et fleurs réduit son coût matière auprès de la société d'import-export néerlandaise TCR Plastics.

PLASTURGIE. Le premier fabricant français de contenants en plastique pour plantes et fleurs n’hésite pas à recourir à une société d’import-export pour réduire son coût matière.

L’entreprise de Saint-Germain-du-Plain (Saône-et-Loire) imagine aussi des produits moins consommateurs de plastique et investit dans des équipements - moules et presses - plus économes en énergie.

Présidée par Jean-Jacques Bouillard, l'entreprise éponyme reprend du poil de la bête après une année 2013 très perturbée.

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Rien n’a été simple pour la société Bouillard entre 2010 et 2012. Le coût matière dans le prix de revient du premier fabricant de contenants en plastique pour plantes et fleurs, implanté à Saint-Germain-du-Plain (Saône-et-Loire), est passé de 30 à 40%.

« Il nous été impossible de le répercuter à notre clientèle composée de toutes les enseignes de jardinerie, bricolage et libres-services agricoles », indique Jean-Jacques Bouillard, président de l’entreprise qui porte son nom et du groupe de contrôle familial Anvi Plasturgie (21 millions d’€ de chiffre d’affaires attendu en 2014, 162 personnes) qui exploite deux autres sociétés dans l’Ain et en Auvergne.

Pour réduire cette perte de compétitivité, le fabricant n’hésite plus à acheter ses granulés de polypropylène et polyéthylène à la société d’import-export néerlandaise TCR Plastics qui pèse aujourd’hui près du quart de ses achats qui s'élèvent à 3500 tonnes annuelles.

« Nous nous approvisionnons au meilleur prix dans le monde entier et en faisons bénéficier nos clients, même si nous constatons une relative stabilité des cours depuis une année », explique David Brun, en charge du marché français chez TCR Plastics.

Nouvelles presses à injecter électriques du fabricant japonais JSW.
Nouvelles presses à injecter électriques du fabricant japonais JSW.

Achat de presses à injecter électriques

La matière première provient notamment des États-Unis, mais n’est pas issue du gaz de schiste. Du moins pas encore.

« Cela viendra très prochainement si les opérateurs d’outre-Atlantique y trouvent intérêt », ponctue David Brun.

Car la concurrence mondiale est féroce avec d’autres ressources naturelles : gaz naturel et pétrole sur les lieux même d’extraction.

Ce qui promet des lendemains difficiles aux producteurs européens de matière plastique défavorisés par un coût d’énergie nettement plus élevé pour la transformation par polymérisation.

En attendant, Bouillard joue sur d’autres tableaux pour gagner en productivité.

Il conçoit des produits moins consommateurs de plastique, s’équipe de presses à injecter électriques plus économes auprès du fabricant japonais JSW et utilise des moules de plus en plus performants.

« Nous investissons chaque année entre 500 000 et un million d’€ pour améliorer notre outil industriel », assure Jean-Jacques Bouillard qui retrouve le sourire après un exercice 2013 très perturbant.

Jean-Jacques Bouillard en compagnie d'un de ses fils qui a rejoint l'entreprise.
Jean-Jacques Bouillard en compagnie d'un de ses fils qui a rejoint l'entreprise.

Le dirigeant, ancien président d’Allizé-Plasturgie Bourgogne, organisme qui fédère les entreprises du secteur, a de la ressource.

Son groupe a su se diversifier et réalise aujourd’hui 40% de son activité dans des pièces techniques en plastique et produits de sous-traitance comme : des caisses ou encore des balises de sécurité routière.

Photos fournies par l'entreprise Bouillard

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