Initiative nationale de 150 dirigeants et entrepreneurs formalisée de septembre 2021 à juin dernier, la Conférence des entreprises pour le climat entame sa déclinaison dans la région. Elle compte susciter la participation d’environ 50 sociétés pour un démarrage en mars prochain sur un chemin vertueux de développement économique qui puisse se concilier avec la protection de l’environnement.


La Conférence des entreprises pour le climat (CEC) arrive en Bourgogne-Franche-Comté. Cette initiative de 150 dirigeants et entrepreneurs enclenchée depuis l’an dernier au niveau national commence son déploiement dans les régions. « La Bourgogne-Franche-Comté fait partie du premier cercle de déclinaison avec les territoires Bretagne-Pays de Loire, PACA-Corse et Auvergne-Rhône-Alpes », indique Louis Pinot, l’un des cofondateurs nationaux de la CEC. Il précise que le Grand Est est en réflexion peut suivre, dans le cadre d'un mouvement qui devrait permettre une couverture intégrale des régions fin 2023. « On avance vite », se félicite-t-il.

La CEC régionale est animée par Ulterïa, projet collectif de rencontre de l'entreprise et de l'écologie développé dans l'Yonne, et qui a été le - seul - représentant de Bourgogne-Franche-Comté à la conférence nationale. Elle vise l’adhésion d’une cinquantaine d’entreprises et d’une dizaine d’institutions d’ici à mars prochain, l’échéance retenue pour démarrer le processus, jusqu’à la fin de l’année.

 

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Une première pré-sélection de 10 postulants (dont la candidature devra être validée) sera prête dans quelques jours. Elle comprendra par exemple Festins de Bourgogne ou GRDF. Durant les quelque neuf mois du parcours, celui-ci sera jalonné de sessions plénières qui bénéficieront des expertises de structures comme l’Ademe et l’Office français de la biodiversité.

Mais « l’essentiel, et ce qui fait la richesse », selon Louis Pinot viendra des réunions en petits groupes, les « camps de base » dans la terminologie de la CEC qui permettra aux participants de partager leurs expériences et progresser ensemble. Ces groupes réuniront une petite dizaine d’entreprises, représentées chacune par un binôme. Parmi son « cahier des charges », la CEC demande en effet de constituer un duo, formé du dirigeant d’entreprise et d’un référent, qui peut être un responsable RSE, qualité, etc… « ou tout autre salarié, quel que soit son échelon », précise Allison Dehu, responsable du recrutement des participants de Bourgogne-Franche-Comté.

 

Entreprise régénératrice 

 

conference climat

 

Sur quoi plancheront les entreprises et vers quel but ? La CEC amène à raisonner à deux niveaux. Pour les entreprises, ce peut être un moyen d’atteindre leurs propres objectifs de décarbonation. Mais « c’est aussi un lieu où l’on veut collectivement participer à la lutte contre le dérèglement climatique », insiste Louis Pinot : « La Conférence est née de la volonté de dirigeants et entrepreneurs de faire leur part pour l’environnement et la planète, pour sortir du triangle stérile entre pouvoirs publics, citoyens et entreprises, qui veut que l’un des trois ne bouge pas car il attend que les deux autres le fasse », commente Louis Pinot. « Le degré d’avancement sur ces sujets peut être varié, ce n’est pas un critère de sélection-exclusion », ajoute Allison Dehu.

 

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Au final, les participants, par ce qu’ils auront appris, mis en pratique et formalisé dans une « feuille de route », tendront vers ce que les promoteurs de la CEC appellent l’entreprise « régénératrice » : celle qui participe aussi à la restauration du Vivant bien abîmé.

Pour candidater, rendez-vous en ligne. Informations complémentaires : cec-impact.org

 

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