Le club d’entreprises Espace, implanté à Mâcon (Saône-et-Loire), réunit 45 entreprises de Bourgogne du Sud et joue les mécènes avec une double stratégie. Claude Rabuel, l’un de ses membres et dirigeant d’une entreprise qui porte son nom, spécialisée dans l’emballage industriel en bois, nous l’explique.

Comment est né le club Espace et quel but poursuit-il ?

Jacky Bayardon le fonde en 1994 et le destine au mécénat culturel. Son décès le met en sommeil, mais en 2004 sous l’impulsion de Jean-Claude Alainé (Transports Alainé), il renaît. Aujourd’hui, notre club, constitué sous forme d’association, fédère 45 entreprises (*), qui chacune verse un minimum de 5 000 euros par an. Ce budget global de 225 000 euros nous permet d’épauler financièrement des initiatives locales culturelles et sportives. Je tiens à préciser que nous sommes déjà tous, à titre individuel, impliqués dans la vie de notre région. Au sein du club Espace, nos actions de mécénat agissent à une échelle simplement plus lisible et, je l’espère, plus efficace.

Quel axe privilégiez-vous pour accorder votre obole ?

Il est double. L’association culturelle ou le club sportif que nous aidons doit se donner les moyens de progresser et nous sommes très vigilants sur ce point. Le rayonnement de la manifestation proposée doit ensuite permettre d’accentuer la notoriété de notre territoire en lui assurant une promotion.

Combien de dossiers traitez-vous  par an ?

Environ une dizaine, mais certains reviennent tous les ans, car nous voulons éviter le saupoudrage. Je peux ainsi prendre l’exemple des Vendanges de l’Humour ou des Régates Mâconnaises.

N’avez-vous pas l’impression de ne prendre aucun risque en finançant cette année le congrès national de la Jeune Chambre économique et de suppléer, plus globalement, à la déficience des fonds publics ?

Sur le premier point, je pense qu’il aurait été stupide de bouder ce congrès de jeunes chefs d’entreprises. Ils seront 1 500 réunis à Mâcon du 1er au 4 décembre. Ils visiteront des entreprises, la ville, des sites, dormiront et mangeront sur place. Alors, pourquoi louper un tel événement ? Quant au second point, nous ne nous mettons en opposition avec quiconque, mais jouons plutôt la complémentarité.

Réfléchissez-vous à faire évoluer votre mécénat ?

Notre stratégie restera la même. Toutefois, d’autres pistes sont à l’étude comme l’aide au handisport ou au handiculturel, mais toujours dans l’optique d’appuyer l’attractivité de notre territoire.

(*) Notons la présence de quelques poids lourds comme Algeco (habitat modulaire), Foulon-Sopagly (jus de raisin), la Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté (banque)…

1 commentaire(s) pour cet article
  1. denizet catherinedit :

    Professeurs d'EPS au collège Condorcet à La Chapelle de Guinchay, nous avons mis en place depuis 3 ans un projet handisport dont la presse locale a souvent parlé. Nous avons constitué un dossier sur ce projet que l'on met à disposition. Le but est d'envoyer 14 enfants en difficulté aux jeux PARALYMPIQUES de Londres en 2012. Nous avons déjà un certain nombre de partenaires mais nous n'avons pas encore réuni la totalité de la somme et nous sommes toujours à le recherche de soutien (en priorité sur le plan local). Nous pouvons communiquer le dossier du projet, le budget prévisionnel, la revue de presse et la plaquette éditée avec la collaboration de notre partenaire, à savoir le Crédit agricole. Nous sommes soutenus par le rectorat de Dijon, le comité régional handisport de Bourgogne, les communes environnantes, le conseil général , différentes associations, entreprises locales et bien sur Madame Dupnochel, principale du collège. Je me tiens à disposition de votre association pour présenter ce projet qui passera bientôt au conseil d'administration du collège. Je vous remercie de bien vouloir porter un regard attentif sur ce projet qui s'appelle: ELOGE DE LA DIFFERENCE.

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