Le prestataire de services à la personne (3.000 salariés en direct) basé à Mulhouse invite des nouvelles sociétés de capital-investissement à son tour de table. Elles ont été choisies par l’actionnaire de référence Christian Lehr pour leur vision de long terme au service d’un double objectif : relance de la politique d’acquisitions et préparation progressive de la transmission.
Du changement dans le tour de table de ViaSphère. Le groupe de services à la personne, établi à Mulhouse (Haut-Rhin) d’où il s’est lancé au début des années 1990 à la conquête de la France entière, a récemment annoncé l’arrivée à son capital de nouveaux investisseurs. Turenne Groupe et les deux filiales de capital-investissement du Crédit agricole Carvest et Sofipaca rejoignent Bpifrance et Euro Capital, en remplacement des capital-développeurs Siparex et Naxicap.
Ces modifications doivent se comprendre comme s’inscrivant dans un temps long, selon la lecture qu’en donne Christian Lehr, président de ViasSphère. « Ces fonds se caractérisent par leur stratégie d’investissement de long terme, ils ne font pas partie de ceux qui recherchent une sortie avec plus-value dans les 4 à 5 ans », énonce le dirigeant.
Ils ont ainsi vocation à accompagner ViaSphère dans une stratégie, elle aussi, de long terme, qui repose sur deux piliers. Un premier, à horizon de temps un peu plus immédiat, consiste à « revenir sur le chemin de la croissance externe » qu’a déjà emprunté le groupe à trois reprises depuis douze ans. Le second, plus lointain, vise à poser les jalons d’une transmission aux principaux cadres autour du directeur général Christophe Castaings, en succession de Christian Lehr, aujourd’hui actionnaire de référence.
« Mais il n’y a ni date, ni rythme fixés », précise ce dernier. Ce pool de managers, incluant Christian Lehr, détient aujourd’hui 78 % de ViaSphère. La proportion a augmenté dans le temps, mais arrive à présent à un « palier » selon le président, le groupe ayant la volonté de garder une part significative du capital aux fonds d’investissements, apporteurs de capacités de financement du développement.
Cet avenir entend donc être tracé par une ou plusieurs acquisitions, à but de « renforcement de nos parts de marché régionales » et « dans les univers où ViaSphère se déploient déjà », précise Christian Lehr.
L’activité devrait ainsi continuer de reposer sur les familles de métiers créées – les services à domicile - ou acquises depuis trois décennies. C’est ainsi que les prestations de tâches ménagères et de maintien à domicile s’organisent autour de Merci + qui avait été racheté en 2010. Trois ans plus tard, l’intégration du groupe marseillais Ose a fait entrer le prestataire alsacien dans le monde du B&B : assistance technique, petits travaux de maintenance (plomberie, électricité, chauffage), domotique… avec les marques OK Service et Phinélec.
Un réseau de 80 franchisés

Puis en 2019, l’arrivée dans le groupe de Family Sphere a ajouté les services à la petite enfance : crèches, garde d’enfants, etc. Cette dernière opération a apporté quelque 30 millions d’€ au chiffre d'affaires désormais situé annuellement à 130 millions d’€.
Elle a aussi intensifié le recours à la franchise. ViaSphère a tissé un réseau de 80 franchisés (compter 60.000 à 80.000 € pour verser le ticket d’entrée et couvrir les besoins de fonds de roulement d'une à deux premières années) employant 7.000 personnes, en temps très partiels. Par ailleurs, le groupe emploie en direct 3.000 salariés représentant environ 2.000 équivalents temps plein.
Cette galaxie de services à la personne s’est constituée autour des prestations en bien-être et beauté qui sont regroupées dans la société et marque Viadom. Elles comprennent ce par quoi tout a commencé : la coiffure à domicile, l’invention géniale de l’Alsacien Philippe Bosc dans les années 1990 qui a transmis les rênes à son lieutenant Christian Lehr en 2002 pour, fortune faite, poursuivre des projets personnels.

Photos fournies par l'entreprise.



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