Pour faciliter les livraisons en absence, KwikWink a recours au numérique. La start-up dijonnaise associe une serrure connectée et une caméra, à un dispositif de contrôle d’accès sécurisé par l’échange de demi-clefs numériques. Le marché B2B potentiel est énorme. Encore faut-il convaincre les premiers clients.


Installée à proximité du centre commercial de la Toison d’Or, à Dijon, KwikWink promeut un concept innovant de « livraison 2.0 ». L’idée est de solutionner la « problématique du dernier kilomètre », à savoir la difficulté que rencontrent nombre de livreurs au moment d’effectivement délivrer leur colis : absence des personnes pour le réceptionner, locaux fermés…
« Lorsqu’un colis ne peut être livré pour ces raisons, il est reprogrammé, générant des trajets supplémentaires, et donc de la pollution. En Europe, cela pourrait représenter jusqu’à 700 millions de kilomètres parcourus inutilement par an », assure Pascal Laurence, directeur de KwikWink 

qu'il a cofondée en 2018.


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L’entreprise a donc réfléchi au problème, qu’elle pense solutionner à l’aide de la technologie : associer une serrure connectée et une caméra, à un dispositif de contrôle d’accès sécurisé par l’échange de demi-clefs numériques chiffrées à usage unique.
« Nous géolocalisons le livreur en approche, qui peut ouvrir la porte à l’aide d’un simple smartphone à l’heure dite avec notre application dédiée.  Il scanne et dépose ses colis, dont on vérifie la conformité, avant de refermer la porte, ce qui enclenche à nouveau les alarmes », résume le directeur.


Pour l’heure, uniquement le marché du B2B

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Quentin Kuntzmann, développeur dernièrement embauché chez KwikWink, fait une démo de fonctionnement sur maquette. © Traces Ecrites


Évidemment, avoir recours aux services de KwikWink exige un important volume de livraisons pour être rentable. L’entreprise s’intéresse pour l’heure uniquement au marché du B2B, et espère convaincre une enseigne de la distribution d’utiliser ses solutions. « Nous avons collaboré pendant six mois avec une grande enseigne, en test. Celui-ci a été très concluant, malheureusement un changement à la direction a gelé les investissements dans notre domaine », commente Pascal Laurence.
Ce petit coup d’arrêt n’entame pas le moral des troupes, certaines de leur produit. « Quand nous présentons notre solution, les personnes nous font fréquemment découvrir de nouveaux cas d’usage, comme cet assureur qui y a vu la possibilité d’aller constater des sinistres chez ses assurés absents. »

 

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KwikWink, qui compte aujourd’hui 3 salariés, réalise un tout petit chiffre d’affaires de moins de 20.000 €. La SAS, au capital de 60.000 €, a été fondée par cinq associés : Dominique Testa, le président, Jean-Claude Rousseaux, en charge de la gestion opérationnelle, Pascal Laurence et deux autres qui souhaitent rester anonymes.

Un développeur spécialisé dans l’électronique et la radio-identification a tout récemment été recruté, afin d'adapter l'offre aux spécificités de la demande. « Nous sommes capables de nous adapter aux exigences du client. Par exemple, faire fonctionner notre solution avec sa marque de volets roulants », précise encore Pascal Laurence.

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