La jeune entreprise alsacienne, créatrice d’une solution d’encaissement sans terminal de paiement électronique, veut devenir l’acteur de référence sur le marché de la vente à domicile en France et en Europe.


Voilà six ans déjà que Sylvain Lamarche, Michael Choisnet et Olivier Azzopardi ont développé une solution de paiement née du constat vécu par nombre de consommateurs : une carte bleue refusée au motif que le commerçant n’est pas équipé de terminal de paiement électronique.

Les trois fondateurs de Easytransac à Strasbourg ont conçu une application mobile permettant aux professionnels de bénéficier d’un système d’encaissement par CB sur smartphone et tablette. Une fois l’application installée (disponible sur IOS ou Android), le professionnel peut encaisser sans minimum de montant et sans périphérique externe, par le biais du paiement sans contact, un scan de la CB ou par demande par mail. Le tout dans un environnement de sécurité maximal.

 

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L’application est gratuite pour le commerçant, Easytransac se rémunère sur les transactions. Le tarif de base de la commission est de 1,2% auquel s’ajoute 0,15 cents par transaction. Mais selon le marché et les volumes, l’entreprise ajuste ses tarifs. « Nos concurrents ont un taux de commissionnement plus élevé », assure Grégoire Puy, le responsable business development.
La société se différencie aussi sur d’autres services comme le catalogue de produits : le commerçant peut entrer les références et tarifs de ses produits dans l’application et le montant final est généré automatiquement au moment de l’encaissement. Easytransac propose également des solutions d’encaissement à distance et, en réponse à une demande dopée par la crise sanitaire, sur les boutiques d’e-commerce.

 


Forte ambition sur le marché de la vente à domicile

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Easytransace se rémunère par une commission sur les transactions.

 



Aujourd’hui, Easytransac s'est fait une place dans une offre concurentielle de plus en plus étoffée. L'entreprise comptabilise plus de 40.000 clients de son application et des autres services, principalement des vendeurs à domicile, des sociétés de taxis, des artisans, des professions libérales…
Et pour se distinguer, elle explore à fond le marché de la vente à domicile. « En 2021, nous voulons devenir l’acteur de référence sur l’encaissement pour ce marché en France et en Europe », annonce Grégoire Puy. Depuis ses débuts, Easytransac est présente sur le marché européen et elle travaille à s’internationaliser davantage.

 

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Les jeunes entrepreneurs n'ignorent pas pour autant les autres secteurs de marchés. Un objectif en bonne voie, aidé par la crise sanitaire qui a favorisé les ventes du e-commerce et le paiement sans contact.


La société qui ne communique pas son chiffre d’affaires emploie une dizaine de salariés répartis entre Paris et Strasbourg. D’ici à 2022, l’effectif devrait atteindre entre 15 et 20 personnes. « On ne voulait pas grandir trop vite », affirme Grégoire Puy. L’entreprise est accompagnée par Bpifrance, la French Tech et Scal’E-nov, l'accélérateur des start-up du Grand Est.

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