EMBALLAGE. Marc Ville succède à Jean-Félix Lesueur en tant que directeur général de Cermex, l’un des cinq principaux fabricants mondiaux de machines d’emballage de fin de ligne, implanté à Corcelles-lès-Cîteaux, près de Dijon (Côte-d’Or).

Un retour en Bourgogne pour cet homme de l’industrie qui a dirigé au début des années 2000 le site dijonnais de Tetra Pak.

Marc Ville (48 ans), tout nouveau directeur général de Cermex, concepteur et fabricant de machines d’emballage de fin de ligne (encaisseuses, fardeleuses, palettiseurs…) implanté à Corcelles-lès-Cîteaux (Côte-d’Or), ne masque pas sa joie d’occuper le poste.

Il succède à Jean-Félix Lesueur, appelé à d’autres fonctions au sein du groupe Sidel, la maison-mère de Cermex. «Je me mets dans les pas de mon prédécesseur pour accélérer la dimension internationale de l’entreprise», assure t-il.

Un défi qui ne fait pas peur à cet homme de l’industrie, ingénieur chimiste de formation, qui a roulé sa bosse dans de nombreux grands groupes : Michelin, Lafarge, Plastic Omnium…, avant d’intégrer en 2000 Tetra Laval (*).

«J’ai dirigé l’usine Tetra Pak de Longvic, près de Dijon, jusqu’en 2004; puis je suis parti pour Sidel à l’étranger, en Malaisie et en Chine, où j’ai construit une usine à Pékin», raconte Marc Ville.

Après un tel périple et avec ce pedigree, pourquoi Cermex ? «Il s’agit d’une grosse PME certes, mais elle est un petit bijou de technologie, de performance et acquiert progressivement une véritable stature internationale», explique le dirigeant.

L’Inde et le Brésil

Cermex (90 millions d’€ de chiffre d’affaires, 560 salariés, dont une centaine à l’étranger) exploite trois unités industrielles : Dijon, Lisieux (Calvados) et Pékin (Chine). Elle s’appuie par ailleurs sur quatre filiales de commercialisation  installées en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Thaïlande et au Mexique.

Pour mieux mailler la planète, l’industriel cible d’autres grands marchés émergents. «Nous ouvrons un bureau de vente et de SAV en Inde qui, en 2012, intègrera une unité de production à l’aune d’un investissement d’environ un million d’€ et conduisons une réflexion très poussée sur le Brésil, avec aussi l’espoir d’y fabriquer à terme sur place.», précise Marc Ville.

Parallèlement, l’entreprise conduit une politique ambitieuse de modernisation de ses usines. D’ici trois à cinq ans, son projet de lean manufacturing devrait lui permettre de réduire de 30 à 50% ses délais de livraisons.

Marc Ville a donc du pain sur la planche et ne souhaite pas perdre de temps. «Je fuis la réunionite, 20 personnes autour d’une table pendant trois heures, c’est au final 20 heures de trop qui seraient mieux employées sur le terrain à l’écoute des équipes», confesse ce bourreau de travail.

Il sait toutefois s’évader pendant ses loisirs en s’adonnant à une passion très bourguignonne : la cuisine. «Le fait de beaucoup voyager me fait apprécier toutes les saveurs et les senteurs du monde. Dans une autre vie, j’aurai sans doute aimé ouvrir un restaurant», confesse le nouveau patron de Cermex.

(*) Groupe qui contrôle depuis 2001 Sidel.

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Crédit photo: Cermex

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