Entretien avec Jozsef Orosz, premier conseiller à l’ambassade de Hongrie (1) et directeur de l’agence Investment and Trade Developement (ITD), présent aujourd’hui au palais des congrès de Dijon pour une journée économique consacrée aux opportunités d’investissement dans ce pays qui prendra la présidence de l’Union Européenne en janvier prochain.
Votre pays parvient-il à se sortir de ses difficultés financières ?
Nous tentons de juguler une situation très difficile depuis 2006, où notre déficit atteignait 9,2%. Avec l’appui du FMI ainsi que de l’Union Européenne et des efforts importants de notre part pour assainir nos finances, il devrait être ramené à 3,8%, cette année et 3%, l’an prochain. Nous sommes un petit pays de 10 millions d’habitants répartis sur un territoire qui représente un cinquième de la France, nous n’avons pas de matières premières, mais offrons de réels potentiels pour séduire les investisseurs étrangers, notamment une main d’œuvre de plus en plus qualifiée et une stabilité politique.
Accueillez-vous déjà beaucoup d’entreprises françaises ?
La plupart de vos grands groupes sont présents : EDF, GDF Suez, Alstom, Auchan…. Les Français ont investi plus de 4 milliards d’euros en Hongrie et emploient sur place environ 60 000 personnes. Vous êtes en outre notre quatrième partenaire commercial. Aujourd’hui nous cherchons à attirer des PME dans des domaines où nos besoins sont importants. Je veux parler notamment des biotechnologies, de l’informatique, de l’énergie, de l’environnement, de la logistique. Je précise toutefois que nous ne voulons pas favoriser des délocalisations mais nouer de véritables partenariats pour des développements en Europe centrale et orientale qui représente un marché de 150 millions de consommateurs.
Pourquoi n’évoquez-vous pas l’agroalimentaire ?
J’allais y venir et préciser que le terme de partenariat prend, avec l’agroalimentaire, tout son sens, car nous avons une grande tradition dans ce secteur. Je pense que des pôles de compétitivité comme Vitagora (goût, nutrition, santé) peuvent nous apporter une compétence que nous n’avons pas encore acquise.
À quelle bonne porte frapper pour investir en Hongrie ?
L’agence ITD, pour Investment and Trade Developement, fait office de guichet unique. Elle traite l’intégralité d’un dossier d’implantation : de la recherche immobilière à l’appui au recrutement et facilite toutes les démarches administratives.
Précision. Le groupe de transport et logistique Alainé (125 millions d’euros de chiffre d’affaires, 800 salariés, dont 650 chauffeurs), implanté à Mâcon (Saône-et-Loire), a ouvert en mars dernier une filiale en Hongrie. Il s’agit pour l’instant d’une petite structure commissionnaire de transport et logistique, employant cinq personnes. «La Hongrie nous a séduit car c’est un pays de fort transit qui offre une main d’œuvre très rigoureuse», explique Renaud Paulat, responsable du développement international chez Alainé. Baptisée Startis, l’entreprise prendra le nom d’Alainé Fowarding très prochainement.
(1) La Hongrie est le pays hôte d'honneur de la 80 ème foire internationale et gastronomique de Dijon.


































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