LUXE. Le fabricant jurassien de pièces métalliques pour l’industrie du luxe a quitté Morbier pour s’installer à Lons-le-Saunier dans un bâtiment à l’image très soignée de sa clientèle.

Il mise dans les prochaines années sur un fort développement avec un atout maître : le zéro défaut.

 

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Un personnel très expérimenté

 

Patrick Néris respire enfin. Le directeur général d’Indoro France, spécialisé dans le co-développement et la réalisation de pièces métalliques pour l’industrie du luxe, dispose depuis quelques mois de locaux dignes du secteur d’activité où il évolue.

 

« Nous disposions à Morbier (Jura) d’un bâtiment ancien et peu fonctionnel, éloigné des grands axes et trop proche de la Suisse qui nous captait une main d’œuvre déjà formée, en raison des salaires plus attractifs », indique-t-il.

 

Depuis peu, l’entreprise a donc pris place à Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, dans 1600 m2 qui respirent le neuf, répondent aux normes BBC, possèdent un chauffage géothermique, intègrent une station d’épuration et récupèrent les eaux de pluie, en partie réinjectées dans le process industriel.

 

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La station d'épuration intégrée.

 

« La société d’économie mixte Expansion 39 nous a construit sur notre propre cahier des charges ce bâtiment pour environ 2 millions d’€ et nous lui louons », précise Patrick Néris. Côté équipements de production, l’entreprise dispose entre autres de centres à commande numérique à faire pâlir d’envie. Depuis sa création en 2010, elle y aura consacré plus de 5 millions d’€.

 

Polyvalence des postes

 

Ce qui lui permet avec efficacité d’usiner, polir, souder, graver au laser et réaliser le traitement de surface de fermoirs de sacs, boutons de manchettes, boucles de ceinture, mousquetons ou tirette de fermetures éclair. Leur destination nous restera inconnue car la confidentialité de la clientèle du luxe est une règle absolue chez Indoro.

 

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« Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’à partir d’un design, nous livrons des pièces entièrement terminées en laiton sans plomb, un alliage composé essentiellement de cuivre et de zinc », explique le directeur général.

 

La dizaine de salariés travaille indifféremment sur plusieurs postes. Tous ou presque viennent de la lunetterie, de la mécanique de précision ou de l’horlogerie et savent par nature s’adapter et réagir vite.

 

Des qualités précieuses pour assurer des fabrications qui ne doivent souffrir aucun défaut et booster à terme l’activité d’environ 8 millions d’€ de chiffre d’affaires à plus de 10 millions. « C’est notre force et la volonté de Michel Péline, notre actionnaire qui aime les beaux produits », assure Patrick Néris.

 

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L’itinéraire de cet homme de 70 ans, industriel, mérite qu’on s’y arrête. A la tête du groupe Garbo dont Indoro fait partie, il a fait toute sa vie professionnelle en Asie et réside à Hong Kong. « Il aime entreprendre et développe plusieurs autres affaires, dans la lunetterie notamment », ponctue son bras droit en France qui lui voue un respect sans borne.

 

patricknerisQui est Patrick Néris ?

 

A 50 ans, le directeur général d’Indoro France s’offre un  nouveau challenge depuis qu’il a pris en main, fin 2012, les destinées de ce sous-traitant du luxe.

 

Titulaire d’un BTS en mécanisme et automatisme industriel, pourvu d’une solide formation en gestion et commercial, Patrick Néris a dirigé plusieurs entreprises dans la lunetterie, le décolletage et la découpe de métaux.

 

Crédit photos : Traces Ecrites

 

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La ligne de traitement de surface.

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