Grâce au plan France Relance, l’entreprise Girondor, spécialisée dans la fabrication de cercles métalliques de tonneaux à Fragnes-la-Loyère (Saône-et-Loire), a acquis une machine sur mesure pour accroître sa production. L’aide de l'État a également permis à la société de développer la fabrication de cercles pour les « grands contenants ».


« Moderniser et innover sans jamais altérer la tradition. »
Laetitia Lacour, directrice générale de la société Girondor, décrit en ces termes le récent développement de l’entreprise de Fragnes-la-Loyère (Saône-et-Loire), leader dans la conception et fabrication de cercles métalliques pour tonneaux.
 
Cette évolution est permise par l’acquisition d’une quatrième ligne de production, plus moderne, pour la fabrication des cercles métalliques (à raison de six à huit par tonneau). Elle s'accompagne de la modernisation de l’atelier des pièces des « grands contenants », désignant les cercles métalliques destinés aux cuves et foudres, et pour les cercles de chauffes : ces derniers sont utilisés par les tonneliers dans leur processus de fabrication. 
 
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Au total, l’investissement s’élève à plus d’un million d'€. Il s’est concrétisé grâce à l’aide apportée par l'État à hauteur de 40%. À ce titre, l’entreprise a été bénéficiaire du fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires, dans le cadre du plan de France Relance de 2020. 
 
« Nous travaillions sur le dossier depuis six mois, mais à l’époque, personne ne savait où aller avec la pandémie. Une entreprise familiale, ça se gère en bon père de famille. La priorité était de pérenniser les emplois, de faire les bons choix et de ne pas prendre le risque de trop. On aurait de toute manière investi, mais pas maintenant. Le Plan France Relance nous a permis de sauter le pas », poursuit Laetitia Lacour.
 
 

Grand saut technologique

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De gauche à droite : Philippe Lacour, président de la société par actions simplifiée.
Laetitia Lacour, directrice générale, Christophe Sambin, directeur général. © Traces Ecrites
 
Commandée en 2020, la gironneuse, la machine de fabrication des cercles pour les fûts, est installée depuis le mois d'août dernier et est en cours de déploiement. « C’est la première fois que nous nous sommes entièrement appuyés sur une autre entité pour la fabriquer. Nous avons rédigé la totalité du cahier des charges. Le saut technologique est énorme, tout est hyper automatisé », poursuit la dirigeante. 
 
Cette nouvelle gironneuse, dotée de 21 axes numériques, présente de nombreux avantages : l’appareil permet de travailler la matière avec davantage de délicatesse, d’augmenter la capacité de production, de sécuriser les approvisionnements, et de se redonner plus de souplesse pour répondre à la demande. « Nous allons pouvoir revenir à des temps de travail plus classiques. L’année dernière par exemple a été exceptionnelle pour des raisons climatiques. Nous avons répondu à l'augmentation des commandes grâce à l’engagement de nos équipes qui ont travaillé jour et nuit, au sens propre du terme. C’est la première fois que nos employés oeuvrent la nuit, en plus des samedis. »
 
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Actuellement, 18 personnes travaillent dans l’entreprise, dont 13 salariés en production. Quelques intérimaires sont employés également sur le site. Récemment, une embauche a été permise par la modernisation de l’atelier de fabrication des cercles des grands contenants. Ce qui porte à trois le nombre des CDI supplémentaires liés aux derniers investissements.
 
De nombreux équipements d’outillage ont été acquis tels qu’un poste de coupe, une cintreuse pour travailler sur la conicité des cercles, une table de soudage, un groupe d’aspiration, une table aspirante pour les opérations de ponçage et un dévidoir double qui permet de dérouler des matières épaisses en toute sécurité… « D’autres outillages sont en attente. Ce ne sont pas des machines que l’on trouve dans des catalogues », conclut Laetitia Lacour.
 
L’année dernière, le chiffre d'affaires de l’entreprise a connu une forte hausse pour atteindre 11 millions €. Après un développement si dense, il n’en demeure pas moins que les propriétaires de Girondor ont encore des idées plein la tête, conscients que rester à la pointe dans leur secteur relève de la nécessité vitale.
 

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