METALLURGIE. La filiale du groupe Vieillard-Migeon et Compagnie (VMC), spécialisée dans les produits de soudage et de brasage, renforce sa technologie et investit fortement.

L’un de ses trois sites de production, implanté à Grandvillars (Territoire de Belfort), bénéficiera d’une nouvelle usine fin 2013.

L’entreprise entend créer des produits de plus en plus innovants en co-développement avec ses principaux clients.

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Le génie industriel français existe vraiment, nous l’avons souvent rencontré. Prenons comme exemple FSH Welding Group, entreprise, qui malgré son nom, est on peut plus cocardière et ce, à un double titre.

Elle appartient à l’hénokien (*) Vieillard-Migeon et Compagnie (VMC), propriétaire entre autres de VMC Pêche, Lisi…, et a été la première société nationale enregistrée au registre du commerce en 1870.

L’originalité de ce fabricant de produits de brasage et de soudage, implanté à Roche Lez Beaupré (Doubs), tient, en dépit de sa taille modeste (63 millions d’€ de chiffre d’affaires, 210 salariés), à son positionnement sur un marché mondial où interviennent de grands groupes internationaux.

Pour prospérer, la PME utilise deux cartes maîtresses : l’exportation et l’innovation.

Pas moins de 50% des productions sont commercialisées à l’étranger via sept filiales de ventes (50 salariés), dont trois en Europe (France, Italie et Grande-Bretagne), les quatre autres étant situées à Montréal, Buenos Aires, Casablanca et Bombay.

Le développement de FSH Welding Group obéit également à des productions très spécifiques. «Nous fabriquons en fonction des besoins de nos clients et très souvent, il s’agit de sur-mesure», indique Gérard Marchand (44 ans), directeur général de l’entreprise depuis 2010.

L’usine (Reboud) de Roche Lez Beaupré et siège social l’illustre à merveille. Ici, la spécialité concerne les baguettes de brasage. Petite précision : le brasage des métaux est un procédé d'assemblage permanent qui établit une continuité métallique entre les pièces. Contrairement au soudage, il n'y a pas fusion des bords assemblés et les pièces sont de nature différentes.

La visite des ateliers montre une intégration totale de la production. «Nous élaborons nos propres alliages, dont celui qui fait notre succès : le cuivre phosphore», précise Philippe Schmitt, le directeur industriel.

La dernière innovation porte sur de petits anneaux de brasage très demandés par la filière automobile notamment pour les circuits des climatisations, en ce qu’ils sont non corrosifs et permettent un point de fusion parfaitement maîtrisé.

Cinq millions d’€ d’investissement

À Grandvillars (Territoire de Belfort), le second site réalise des baguettes de soudage selon la même stratégie de R&D.

Hébergé dans des locaux vétustes, il laissera place fin 2013 à une usine flambant neuve, dont les 8 000 m2 de plain-pied sont construits par la communauté de communes du Sud Territoire.

Le fabricant y investit 5 millions d’€ dans l’aménagement de ses process et un rééquipement en fours, malaxeurs, ainsi que dans l’automatisation du conditionnement. Il modernisera aussi son laboratoire de tests et d’élaboration des nouveaux produits.

Le tableau de FSH ne serait pas complet sans évoquer la troisième implantation industrielle, sise à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et dédiée aux fils de soudage pour des clients aussi exigeants qu’EADS, Eurocopter ou encore l’aérospatiale indienne.

«Pour chacune de nos unités, nous allons accentuer la co-conception avec nos principaux donneurs d’ordres, ce qui nous conduira à renforcer nos centres de R&D en ingénieurs chimistes et minéralogistes», indique Gérard Marchand.

Les autres recrutements prévus sur trois ans, intéressent plus la production, avec des offres de soudeurs expérimentés, de chefs de produits et d’ingénieurs soudeurs.

En termes de management, le fabricant n’hésite pas à embaucher des seniors - 50, voire 60 ans – pour accompagner les jeunes recrues et perpétuer un savoir-faire quasi-unique au monde.

(*) Pour être hénokienne, une entreprise doit avoir au minimum 200 ans d’existence et toujours appartenir à la famille du fondateur avec une transmission de génération en génération.

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Crédit photos: Traces Écrites et FSH Welding Group

1 commentaire(s) pour cet article
  1. weberdit :

    Bravo à ces entrepreneurs dont malheureusement les "médias bien pensants" ne parle pas. Continuez ainsi. Courtoisement, Daniel Weber PDG en retraite studieuse

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