INVESTISSEMENT. Fabricant d'électrodes de soudure, Sélectarc Industries à Grandvillars (Territoire de Belfort) prend ses aises à quelques centaines de mètres de son actuelle implantation, sur le site des Forges historiquement occupé par sa maison mère Viellard et Migeon.

Une nouvelle usine de 7800 m2, opérationnelle à la fin de 2013, lui permettra de rationaliser ses flux de production.

L'investissement (hors bâtiment) situé entre «3 et 5 millions d'€» a lieu dans le cadre d'une opération de réhabilitation immobilière portée par la communauté de communes du Sud Territoire qui concerne un autre industriel du même groupe, Lisi Automotive.

Pour démarrer ce grand rafraîchissement, la société d'aménagement du Territoire de Belfort (Sodeb), mandatée par la collectivité, investit 18 millions d'€ dans la construction de 14 000 m2 de locaux neufs, la rénovation de 7 500 m2, la démolition de 8 600 m2 et la restructuration de la voierie. Premier coup de pioche cet automne.

Les grandes halles métalliques du 19ème siècle ont leur charme, mais elles ne se prêtent plus guère aux standards de productivité actuels. Aujourd'hui sur deux étages, l'usine d'électrodes de Sélectarc trouvera une organisation de plain-pied et en ligne, dans la cour arrière des locaux qu'elle occupe aujourd'hui sur le site des Forges de Grandvillars.

«La rupture des flux était peu rationnelle et productive», commente Gérard Marchand, P-DG de FSH-Welding, dont Selectarc est l'un des établissements. «C'est aussi une question d'image», estime l'industriel.

Les segments de niche plutôt que les volumes

Installé dans un marché mature et mondial (60% des ventes à l'export) avec de nombreux acteurs, Sélectarc cherche à se déployer sur des segments de niche et non sur les volumes, spécialité des très grandes sociétés.

«Nous nous différencions par un service interne de recherche et développement qui permet de personnaliser l'offre», expose Gérard Marchand.

Car contrairement aux apparences, fabriquer une électrode de soudage n'est pas aussi simple. Les baguettes sont enveloppées de poudres de minéraux mélangées de façon à ce que la soudure soit la plus proche possible des caractéristiques du matériau à souder.

Certains mélanges peuvent comprendre jusqu'à une quinzaine de composants. La recette peut être particulièrement délicate quand il s'agit de souder des éléments de centrales nucléaires ou hydroélectriques ou encore des pipelines.

Avec 20 millions d'€ de chiffre d'affaires (environ 3 000 tonnes d'électrodes par an) et 65 salariés, Sélectarc Industries fait partie du groupe FSH-Welding (FSH pour Forges Saint-Hippolyte), spécialisé dans les consommables de soudage avec 3 usines à Roche-lez-Beaupré (Doubs), Grandvillars (Territoire de Belfort) et Aubagne (Var).

Elle fait partie du holding Viellard Migeon et Cie (VMC), l'un des plus anciens industriels francs-comtois qui a pérennisé son activité, même si des mutations ont eu lieu depuis les Forges de Nicolas Viellard, installées en 1679 à Lepuix-Gy, au pied des Vosges.

Membre du cercle fermé des Hénokiens -association internationale d'entreprises familiales au moins bicentenaires-, VMC chapeaute aussi les sociétés WMC-Rapala (articles de pêche) et Lisi avec 3 divisions (Automotive, Aérospace et Cosmetics) qui compte plus de 5000 salariés dans le monde.

Photos : Traces Ecrites.

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