Les fondateurs d'Etag : le Dr Bernard Meyer, le cogérant français au 1er rang au milieu ; à partir du haut à gauche, le Dr Michel Faupel, Ralf Holzinger, le Dr Helmut Mett, Hans Jürgen Schmidt et le professeur Peter-C. Dartsch.
Les fondateurs d'Etag : le Dr Bernard Meyer, le cogérant français au 1er rang au milieu ; à partir du haut à gauche, le Dr Michel Faupel, Ralf Holzinger, le Dr Helmut Mett, Hans Jürgen Schmidt et le professeur Peter-C. Dartsch.

PARTENARIAT FRANCO-ALLEMAND. Des analyses toxicologiques à la carte : ainsi peut se résumer la vocation de la nouvelle entreprise Etag à Mulhouse (Haut-Rhin).

Double signe distinctif : elle est l’addition de la compétence de sept sociétés et cette réunion de savoir-faire saute la frontière.

Trois sont alsaciennes et quatre allemandes, concentrées dans un rayon d’environ 150 kilomètres autour du Rhin.

Dossier accompagné par l’agence de développement Alsace International, Etag est constituée de sept entreprises scientifiques partenaires. Trois sont alsaciennes : Sterne Environnement, Rhénovia Pharma, Confarma et quatre sont allemandes, concentrées dans un rayon d’environ 150 kilomètres autour du Rhin.

En ce sens, Etag forme, de façon modeste, l’une des rares entreprises "rhénanes" en Alsace. Ses dirigeants visent la création de 10 emplois dans les trois ans et un chiffre d’affaires de 400 000 € au bout de deux exercices, fin septembre 2014.

L’absence d’effectif propre au démarrage ne l’empêche nullement de fonctionner : l’originalité d’Etag consiste à additionner le savoir-faire de ses actionnaires.

Ces compétences se regroupent sous la bannière de l’écotoxicologie : « Proposer aux entreprises un éventail de prestations pour déterminer les effets toxiques des substances chimiques et pharmaceutiques », tel est son but affiché.

« On constate la préoccupation constante du grand public pour ces questions, qu’il s’agisse de sécurité alimentaire ou de préservation de l’environnement.  Ce souci rejaillit sur les entreprises dont l’activité a un impact sur ces questions », complète Bernard Meyer, le cogérant français d’Etag aux côtés de deux collègues allemands.

Exemple : Westrand, le spécialiste de la désodorisation de stations d’épurations et décharges d’Altkirch (Haut-Rhin), est de plus en plus sollicité par ses clients pour s’assurer que les produits qu’ils pulvérisent sont sans effet nocif sur leur environnement immédiat.

Pour l’instant, les analyses disponibles sur le marché supposent des expérimentations animales. Or les technologies de divers partenaires d’Etag permettent de s’en passer.

Des modélisations à la place des expérimentations animales

Elles leur substituent des modélisations et partent de cellules humaines cultivées en laboratoire. Intéressant dans un contexte où les réglementations vont bannir de plus en plus les expérimentations animales, comme c’est déjà le cas en cosmétique.

Un autre modèle mis au point au sein d’Etag pour contrôler les produits injectables pour la transfusion sanguine est béni des lapins : il épargne  de les piquer pour faire les tests.

Etag propose diverses analyses environnementales dont l’impact de rejets dans l’eau sur les micro-organismes aquatiques, les produits CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques) pour l’agro-alimentaire, la pharmacie, la cosmétique, voire la métallurgie, etc.

« Nous visons en premier lieu les PME. Nous nous tournerons aussi vers les groupes pour des analyses complémentaires à leurs procédures internes, sur des lots à objet spécifique ou de petite taille », souligne encore Bernard Meyer.

Une autre spécialité sera liée au règlement européen Reach (1) :  analyses de produits pour leur conformité à ce fameux règlement européen,  vérification de leur toxicité à l’usage, aide à l’enregistrement.

Les entreprises n’ont pas attendu Etag pour se préoccuper du sujet, mais la nouvelle société estime avoir sa valeur ajoutée à apporter, notamment sur des petits lots jusqu’à 10 tonnes, en anticipation d’une prochaine étape réglementaire dans quelques années.

Serge Bischoff, P-DG de Rhenovia
Serge Bischoff, P-DG de Rhenovia

(1) Le règlement européen Reach relatif à l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des produits chimiques a pour principal objectif de mieux protéger la santé humaine et l'environnement contre les risques que peuvent présenter les produits chimiques.

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