Editrice près de Mâcon (Saône-et-Loire) de logiciels pour le secteur du vin et des spiritueux, Déclic Logiciel crée un nouvel outil, LogvinERP. La société, leader auprès des coopératives de Bourgogne-Franche-Comté, vise la conquête de nouveaux marchés.
A la charnière du Beaujolais et de la Bourgogne : l’implantation de Déclic Logiciel ne relève pas du hasard. Depuis Charnay-lès-Mâcon (Saône-et-Loire), l’entreprise de 13 salariés rayonne auprès des caves viticoles. Ayant réalisé un chiffre d’affaires d’1 million d’€ en 2022, elle boucle la finalisation d’un nouveau logiciel pour sa clientèle : principalement des coopératives, mais aussi des négociants dans le domaine du vin et des spiritueux.
« Notre ancienne solution n’était pas très sexy, eu égard à l’évolution de la technologie et aux besoins de nos clients », confie le directeur général, Jean Jallade. Il décide donc de réunir ses clients en 2018 pour évaluer l’outil. Leur verdict : « bien, mais pas suffisamment dynamique. » Jean Jallade organise alors des groupes de travail avec les utilisateurs (administrateurs de vente, cavistes, maîtres de chai).
Le produit qui en résulte, dénommé LogvinERP, se présente comme un outil de gestion accessible en ligne qui accompagne les entreprises de la production jusqu’à la vente et au suivi. Il permet à la fois de gérer les achats de matières nécessaires à la production (capsules, bouchons, bouteilles…), de maîtriser les stocks, d’appliquer une règlementation - qui n’est pas simple dans le domaine des vins et spiritueux avec des autorisations douanières comme le document administratif électronique (DAE) - ainsi que la tenue de la comptabilité sur la matière.
LogvinERP a également été conçu pour faciliter les analyses, calculer le prix de revient, produire des tableaux de bord, de façon à mieux anticiper la production et suivre le développement général de l’entreprise. Il est particulièrement adapté aux caves coopératives, représentant 75% de la clientèle. Il s’agit en effet d’un outil à grande échelle qui permet d’intégrer les données des membres de la coopérative (quantité de raisin apportée, rémunération de l’adhérent…). Les clients peuvent accéder au logiciel en s’acquittant d'une licence, au prix variant de 900 € et 4.000 € suivant les options choisies : de la consultation de données extérieures sans possibilité d’intégrer les siennes, jusqu’à la gestion de la totalité de ces informations « maison ».
Société de conseil et organisme de formation
vers le secteur des spiritueux. © Ferroni
Mais l'activité de Déclic Logiciel ne se résume pas à l’édition, pointe son directeur. « Nous ajoutons des briques afin de répondre aux besoins plus globaux des entreprises. » Au fil du temps, la société mâconnaise a développé une prestation de conseil qu’elle tarife 915 € la journée : accompagnement dans la dématérialisation des factures, conseil pour se doter d’une vision globale de l’activité ou l’adoption de logiciels, gestion d’entrepôts ou de clientèle notamment. elle a également développé un cycle de formations qui a obtenu la certification Qualiopi en 2021.
Avec la migration du système informatique vers le nouveau logiciel, son offre se développe. Les clients ont besoin de s’approprier les fonctionnalités de l’outil et de découvrir ses potentialités, ce qui prend du temps. Parmi eux, la cave de Monbazillac en Dordogne (3 millions de bouteilles par an avec 50 viticulteurs) fait initier dix des futurs utilisateurs à LogvinERP. Les besoins, propres à cette coopérative, sont évalués à 15 jours de prestation de conseil et 13 de formation.
Du Bordelais au rhum
Depuis sa création en 2000 par trois personnes dont le président actuel Patrick Meunier, Déclic Logiciel s’est fortement implantée en Bourgogne-Franche-Comté : la région concentre 60% de son chiffre d’affaires et elle y revendique la place de leader très dominant de son marché. L’entreprise travaille avec des clients importants comme le groupe GVS. « Nous avons aussi mis un pied dans le Bordelais », rappelle Jean Jallade, par une croissance externe sur place en 2014.
Déclic Logiciel baigne aussi dans les spiritueux. Elle compte parmi ses clients la maison Joseph Cartron à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or), fabricante de crèmes et liqueur, ainsi que Ferroni à Aubagne (Bouches-du-Rhône) pour le rhum, gin et pastis. Elle reste pour l'instant concentrée sur la mise au point finale du logiciel « afin de faire migrer le parc client vers lui », signale le technico-commercial Cyprien Meunier. Mais après cette phase, l’éditeur informatique de référence du vin pourra se projeter sur la conquête de nouveaux fiefs dans l’Hexagone.




































.jpg)














.png)






