Le 6ème salon Be 4.0 - Industries du futur a ouvert ses portes hier mardi au Parc Expo de Mulhouse (Haut-Rhin), où il réunit 270 exposants de l'Est de la France, d'autres régions et de territoires frontaliers autour de l'industrie et du numérique. Aperçu du tour des stands de cette première journée.

 

• Lines Manufacturing introduit la grande vitesse dans la fabrication additive 

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Rauf Garip (à droite) et Emerik Poursillié (à gauche) composent, avec Niels Pernoux, le trio fondateur de Lines Manufacturing, venu de l’Insa Strasbourg.
© Mathieu Noyer


Créée en février dernier à Holtzheim près de Strasbourg (Bas-Rhin), Lines Manufacturing porte la promesse d’un bond en avant dans la fabrication additive, grâce à une vitesse d'impression nettement accrue. Sa machine en phase d’industrialisation – pour une mise sur le marché visée fin 2023 – est conçue pour atteindre une vitesse inégalée d’1,5 mètre par seconde, « qui permet de produire des moyennes séries jusqu’à 10.000 pièces et de dimension importante : 2,5 mètres de longueur, largeur et hauteur », décrit Emerik Poursillié, cofondateur de Lines avec Rauf Garip et Niels Pernoux, tous trois jeunes diplômés de l’Insa Strasbourg. Ces caractéristiques ouvrent la perspective de « combiner la précision avec un important débit de matière (jusqu’à 50 kilos par heure). Jusqu'alors, les générations successives de machines de fabrication additive ont su faire l’un ou l’autre, mais pas les deux en même temps », appuie Rauf Garip. Lines a développé une technologie innovante dérivée de la technologie FGF (Fused Granular Fabrication) et propose dès aujourd'hui un service de fabrication à la demande. Un premier modèle de machine produit des pièces d’1,5 mètre de côté à des vitesses bien supérieures à celles de l'état de l'art. La matière d’origine est puisée dans les familles des polymères et des composites, « en fait tout matériau granulé en général », précisent les jeunes dirigeants, pour une production appliquée notamment au matériel de sports et loisirs, au mobilier urbain, à la navigation (mobilier de yacht, coque de bateau…), aux moules pour l’industrie et la construction ou encore à la sous-traitance automobile. La jeune entreprise formée du trio fondateur compte recruter trois ou quatre personnes l’an prochain. M. Noyer 

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• Flexio intègre des capteurs connectés dans ses solutions No Code

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Julien Brugger, président de Flexio, devant un tableau de bord de remontée d'information rendu possible par des capteurs connectés. © Marie Vollot


Le Bisontin Flexio (13 salariés) accompagne les entreprises dans leur digitalisation grâce au No Code. Cette technologie permet aux entreprises de créer, en interne, leurs propres applications métiers, sans connaissances de codage. Spécialisée dans l’industrie, la société qui annonce réaliser une progression de 70% de chiffre d’affaires en 2022, intègre de nouveaux capteurs connectés qui permettent de faire remonter les informations de manière automatisée. Avec ces capteurs, Flexio souhaite proposer à ses clients des solutions semblables aux logiciels de pilotage de la production MES (Manufacturing Execution System), mais moins coûteuses et plus rapides à mettre en application. M. Vollot

 

 

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• CMS Automatisme ajoute la robotique mobile à ses machines

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Les robots mis au point par l’équipe ingénierie de CMS Automatisme vont permettre une offre complète en machines spéciales, prévoient les responsables commerciaux Mickaël Griffaut (à gauche) et Aurélien Rebmeister. © Mathieu Noyer


Le jeune service ingénierie-développement de CMS Automatisme à Schweyen (Moselle) sort sa première grande nouveauté : un robot mobile (de type AMR, Autonomous Mobile Robot), complément de l’activité principale de la PME familiale de machines spéciales. « Cet équipement assurera aux clients le transport de pièces d’un endroit à l’autre, optimisant ainsi leur transitique et leur procurant une solution 4.0 », souligne Mickaël Griffaut, responsable commercial de cette nouvelle activité « robotique mobile ». La solution sera commercialisée en avril prochain. L’entreprise familiale – fondée et dirigée par les frères Gabriel et Xavier Buchheit – de 97 salariés (chiffre d’affaires annuel de 14 millions d’€) en escompte une consolidation de sa relation avec sa clientèle diversifiée dans l’industrie (pharmaceutique, automobile auprès des équipementiers, mécanique, biens d’équipement, plasturgie…) et y voit « l’opportunité de convaincre de nouveaux prospects », ajoute Aurélien Rebmeister, chargé d’affaires. Repreneuse en 2019 de son fournisseur Dalaudière Automation dans la Creuse, CMS Automatisme enregistre aussi une croissance interne qui lui a fait recruter sept personnes en deux ans. M. Noyer 

 

• RF Conception est en pleine croissance

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Les « tag » de RF Conception peuvent avoir toute sorte d'application, comme ici sur le bouchon de la bouteille en verre tenu par Vincent Knaub, directeur général de l'entreprise. © Marie Vollot


RF Conception propose une grande variété de « tag », des puces lisibles grâce à la technologie RFID (identification par radiofréquence). Parmi ses dernières innovations, le déploiement de portiques de lecture RFID que l’entreprise aimerait standardiser. En pleine croissance, la société bas-rhinoise de Hœnheim, embauche en continu. « Une personne est recrutée tous les mois depuis mon arrivée », précise Damien Bruyère, responsable activité industrie 4.0 depuis 6 mois. L'entreprise (4 millions de chiffre d'affaires en 2021) créée par Vincent Knaub autour de solutions de comptage pour les événements sportifs, développe aujourd'hui ses activités auprès des industriels. M.Vollot

 

 

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• La jeune Age Digital met de la vie numérique sur les écrans 

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Stéphane Gineste (à gauche) a fondé Age Digital en septembre à Montbéliard avec Noam Ramos (accroupi) et un partenaire pour la Suisse, Fabien Lora (à droite). © Mathieu Noyer


Née il y a deux mois à Montbéliard (Doubs), Age Digital prolonge à l’univers numérique celui de la communication événementielle dont sont issus ses créateurs Stéphane Gineste et Noam Ramos. La traduction concrète, visible au salon Be 4.0 – Industries du futur, consistent en des écrans de présentation de sociétés au contenu animé, que l’on peut piloter depuis son portable en scannant un QR Code sur l’écran, pour l’accès à diverses informations et images. L’horlogerie et d’autres industries ont commencé déjà à l’adopter. « Nous nous positionnons comme une aide au commerce traditionnel confronté au défi de la vente en ligne. Nos clients maîtrisent le contenu et l’application leur permet de réaliser des ventes en dehors des heures d’ouverture », argumente Stéphane Gineste. Age Digital cible aussi les collectivités ou le secteur immobilier pour la présentation animée et interactive de projets et de quartiers (smart city, smart building…), à l‘instar de celle de la future tour du quartier Malley à Lausanne (Suisse). Le duo à l’origine de la jeune société par actions simplifiée sera rejoint au capital, en fin d’année, par Dimitri Fournier, le dirigeant de STS Industrie et Gillet Décolletage à Dannemarie-sir-Crête (Doubs). M. Noyer

 

• Solu-Tech conçoit des machines spécialisées sur mesure

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Bruno Velten, président de Solu-Tech. © Marie Vollot


Solu-Tech a conçu 8 machines spécialisées presque identiques pour l’un de ses clients. Une première pour l’entreprise implantée à Rosheim (Bas-Rhin), qui a l’habitude de proposer à ses clients des machines entièrement sur mesure.
« Elles ne sont pas tout à fait identifques puisque chaque machine est destinée à une ligne de production différente, mais elles ont la même fonction initiale », précise Bruno Velten, président de Solu-Tech. La première de la série, ayant bien entendu, bénéficié d’une conception sur mesure pour répondre à la problématique de son client. La conception représente aujourd'hui 50% de l'activité de l'entreprise (35 personnes et un chiffre d'affaires de 6 millions d'€ en 2022), qui a commencé son activité avec des solutions d'informatique industrielle d'automatisation et de contrôle vision, constituant la deuxième partie de ses projets. M.Vollot

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