Suez va produire du biométhane sur son centre de stockage des déchets en Moselle. Le traiteur Dansard s’implante durablement à Dijon. Le Jurassien Girod Médias renforce sa présence au Portugal. L’alsacien Mathis de plus en plus consommateur de bois français. Les experts-comptables recrutent massivement en Bourgogne-Franche-Comté. Le bar à vins Le Cercle des Arômes se développe en franchise depuis l'Alsace.
• Suez va produire du biométhane sur son centre de stockage des déchets en Moselle
Suez s’appuie sur la technologie de la start-up Waga Energy dans l'Isère pour valoriser le biogaz produit sur son centre de stockage des déchets de Montois-la-Montagne, en Moselle. Ce 18 octobre, le groupe de services à l’environnement a annoncé la construction d’une unité capable de transformer en biométhane le gaz issu de la décomposition et de la fermentation des déchets. Produit de dix années de recherche-et-développement, la technologie de Waga Energy combine filtration membranaire et distillation cryogénique en vue de séparer le méthane des autres composants : dioxyde de carbone, oxygène, azote et composés organiques volatils. À sa mise en service au premier trimestre 2023, l’installation pourrait injecter 250 mètres-cubes par heure de gaz vert dans le réseau de distribution GRDF, soit la consommation annuelle d’environ 3.300 foyers. « Cette solution démontre plus que jamais que les déchets représentent une ressource disponible qui peut participer à renforcer notre indépendance stratégique tout en répondant aux enjeux environnementaux et climatiques », commente Éric Dumolin, directeur stockage Grand Est- Bourgogne-Franche-Comté de Suez. Ces cinq dernières années, la start-up a permis la mise en service de quatre unités en France sur des sites Suez à Saint-Maximin (Oise), Gueltas (Morbihan), Chevilly (Loiret) et Ventes-de-Bourse (Orne). P.Bohlinger
• Le traiteur Dansard s’implante durablement à Dijon

L'ouverture de la Cité internationale de la gastronomie et du vin entraîne dans son sillage le développement de Dominique Dansard à Dijon. Pâtissier et chocolatier de formation, le traiteur de prestige (inauguration du viaduc de Millau, JO d'Albertville...) avait créé sa première boutique en 1976 à Marcigny, en Saône-et-Loire, où est toujours implanté son siège social. Mais c’est dans la Loire, à Saint-Vincent-de-Boisset, qu’il installe son laboratoire principal, sur 3.000 m2, à la fin des années 1990. Il a répondu favorablement à la proposition d’Éric Pras, le chef de Maison Lameloise à Chagny (Saône-et-Loire), de s’associer à l’ouverture des deux restaurants de la Cité de la gastronomie créés par Épicure Investissement. Dansard et Épicure développent déjà ensemble une gamme de plats en bocaux sous la marque « Grandes Maisons de la gastronomie française » et le second a pris une participation majoritaire dans Dansard en 2021. Pour développer son activité à Dijon, Dansard annonce l’ouverture, début 2023, d’un laboratoire au centre-ville, complétant celui de la Cité de la gastronomie, où il emploiera quatre personnes dans un premier temps.P. Bouillot
• Le Jurassien Girod Médias renforce sa présence au Portugal

Spécialisé dans la location de mobilier urbain publicitaire et la signalétique commerciale, la société Girod Médias poursuit, depuis Morbier (Jura), son développement par croissance externe en confortant son implantation dans la péninsule ibérique. Après avoir ouvert des filiales en Espagne et au Portugal il y a 8 ans puis racheté l'an dernier le groupe portugais Shinemedia, il a pris le contrôle depuis quelques semaines d’un autre opérateur lusitanien, Espaço Exterior dont les panneaux d’affichage bordent les principaux axes routiers du pays. Cette stratégie permet à Girod Médias de continuer à développer son chiffre d’affaires (27 millions d’€ espérés en 2022, contre 17 millions l'an dernier) malgré un marché publicitaire toujours en recul par rapport à l’avant Covid. « Après deux années perturbées, nous n’avons pas retrouvé, à périmètre égal, notre activité de 2019 », indique le PDG Philippe Girod, qui a relancé l’entreprise en 2010. Le groupe jurassien, qui revendique la place de 4ème acteur national de son secteur, emploie désormais 130 collaborateurs dont 88 en France au siège de Morbier et dans 12 agences. E. Prompt
• L’alsacien Mathis de plus en plus consommateur de bois français

Labellisé Bois de France depuis le début de l’été, le constructeur alsacien Mathis augmente la part de ressource d’origine française pour la réalisation de ses bâtiments, notamment ceux de grande hauteur, en ossature bois, bois massif abouté, lamellé-collé ou panneaux de CLT (lamellé-croisé). Il a doublé la part de bois français dans ses achats en un an. Deux chantiers en Ile-de-France en sont fort représentatifs : le nouveau siège de l’Office national des forêts à Maisons-Alfort et la gare du Kremlin-Bicêtre pour le prolongement de la ligne 14 du métro. La liste des prochains projets certifiés Bois de France, toujours majoritairement francilienne, comprend le pavillon des champagnes Ruinart à Reims, dans le Grand Est. Les bois utilisés par l’entreprise familiale de 180 salariés sont également certifiés PEFC attestant d’une gestion durable des forêts. La croissance de Mathis lui fait prévoir de dépasser la barre des 60 millions d’€ de chiffre d’affaires cette année. M.Noyer
Lors de leur congrès régional, qui s’est déroulé au palais des congrès de Beaune mi-octobre devant 500 participants, les experts-comptables de Bourgogne-Franche-Comté ont rappelé qu’ils embauchent massivement. Leurs besoins sont estimés à 1.000 recrutements d’ici à 2030, la profession représentant actuellement dans la région 6.500 collaborateurs pour 640 experts-comptables. « Nous assurons une mission de conseil auprès des entreprises du territoire, dans tous les champs de leur activité, souligne Éric Corret, président de l’Ordre de BFC. Nous embauchons donc des spécialistes du chiffre, mais aussi des ressources humaines, de l’informatique ou du marketing. » Pour remédier aux difficultés de recrutement que rencontrent les cabinets, l’Ordre entend faire évoluer l’image de la profession auprès des plus jeunes, en multipliant les interventions en milieu scolaire et dans les salons étudiants. « Nous souffrons d’une méconnaissance dans le grand public, voire d’une image poussiéreuse, alors que nous avons largement évolué, intégrant les nouvelles technologies dans notre pratique professionnelle. En outre, nos postes de travail sont non délocalisables et nous exerçons un métier qui a du sens : les entreprises ont besoin de nous ! ». P. Bouillot
• Le bar à vins Le Cercle des Arômes se développe en franchise depuis l'Alsace

Créé par Antoine Castillon à Colmar en 2017, Le Cercle des Arômes est un bar à vins qui propose plus de 200 vins au verre, en 12 cl ou en 6 cl pour les références les plus prestigieuses. Grâce à un système innovant à base de gaz d’argon nommé Coravin, les bouteilles ouvertes peuvent être conservées plusieurs mois, sans que leur contenu soit altérés. L’établissement propose également une carte de mets à partager, principalement des planches de charcuterie et fromages. Après avoir réussi le lancement de trois établissements, deux à Colmar et un à Mulhouse en avril dernier, Antoine Castillon développe son concept en franchise depuis le mois de septembre. Le bar de Mulhouse est devenu le premier licencié de marque. Le réseau a vocation à se développer partout en France, dans les villes de plus de 70.000 habitants ou les zones touristiques. Dans un premier temps, il cible les principales villes de l’Est : Strasbourg, Metz, Nancy, Besançon, Belfort… D’ici à cinq ans, il devrait compter au moins huit licenciés, dont un à Paris. Les bars devront proposer au minimum 150 vins au verre et pourront régionaliser leur carte. Les droits d’entrée vont de 15.000 à 20.000 € (suivant la taille de l’établissement, de 30 à 60 places) et comprennent quatre semaines de formation et un accompagnement à chaque étape du projet. Selon Antoine Castillon, le concept est rentable, il assure « entre 68 et 70% de marge brute » et un chiffre d’affaires à trois ans entre 300.000 € HT pour les petits établissements et 500.000 € pour les plus grands. J.Giorgi





















%20(002).jpg)


































.jpg)

.png)






