Huawei avance ses pions en Alsace en distinguant de jeunes entreprises. Des cadres toujours aussi recherchés en Bourgogne-Franche-Comté. À Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or), l’école et l’entreprise main dans la main chez Boisset. L’Autorité de sûreté nucléaire reporte le redémarrage du réacteur n°1 de Cattenom (Moselle). Mecateamcluster ausculte les emplois de demain des travaux ferroviaires.


• Huawei avance ses pions en Alsace en distinguant de jeunes entreprises

Deux start-up strasbourgeoises ont remporté, la semaine dernière, le concours Digital InPulse du Grand Est. Fizimed, conceptrice de dispositifs médicaux connectés a été distinguée pour sa sonde de rééducation périnéale connectée qui évite les fuites urinaires chez les femmes. Cephalgo développe un dispositif d’électroencéphalographie portable de mesure des émotions grâce aux ondes cérébrales, qui prévient les troubles de l’humeur et améliore le diagnostic des troubles psychiatriques. Mais l’intérêt de ce concours réside tout autant dans l’identité de son initiateur : Huawei. Le groupe chinois déploie ainsi l’un des moyens pour s’intégrer à l’écosystème alsacien, dans la perspective de la construction de son usine d’équipements (stations de base) de réseaux sans fil, promettant 300 emplois. Le passage par le Grand Est de ce concours organisé dans les différentes régions avec le Comité Richelieu (prochaines étapes à Paris et Nice en fin d’année) a donné l’occasion à Huawei d’actualiser le calendrier de son projet industriel retardé : début de construction au début de l’année prochaine et objectif de mise en service en 2025. M.Noyer

 

bandeau Village CA

 

• Des cadres toujours aussi recherchés en Bourgogne-Franche-Comté

apec emploi cadre
La tension sur les métiers cadres en Bourgogne-Franche-Comté. © Apec


Des recrutements toujours en hausse, mais aussi compliqués à concrétiser : la dernière enquête de l’Apec sur l’emploi des cadres en Bourgogne-Franche-Comté souligne des tendances qui s’installent dans le temps. Selon le recensement présenté lundi, les entreprises de la région auront prévu d’embaucher 5.700 cadres sur l’année 2020, un chiffre en augmentation de 4 % sur un an. Leur répartition par secteurs (20 % en études et recherche-développement, 18 % en production industrielle, 17 % en commercial-marketing, mais seulement 2 % en direction générale) « reflète le profil de la région, industrielle et comptant assez peu de grands sièges sociaux », relève Hervé Reynier, délégué régional de l'Apec. Les 3.600 offres déposées au troisième trimestre représentent une hausse par rapport aux dernières années, + 31 % en comparaison de 2019 avant la crise sanitaire. Mais plus de moitié (53 %) des entreprises déclarent prévoir des recrutements « difficiles », ce qui place la région plutôt dans le peloton de tête en la matière. Nombre insuffisant de candidatures, concurrence entre les entreprises pour attirer les profils se conjuguent au « déficit d’attractivité de certains territoires » et à la pression de la Suisse frontalière, selon l'Apec régionale.
La tension est notamment forte dans l’informatique, qui ne représente que 5 % des embauches de 2022 « alors que les besoins sont importants », poursuit Hervé Reynier. Une catégorie aimerait bien être recrutée : les cadres seniors, de plus de 50/55 ans. Ils constituent une bonne partie des demandeurs d’emploi de cette catégorie socio-professionnelle en Bourgogne-Franche-Comté. Mais ils séduisent peu les employeurs, à tort, assure Hervé Reynier : « Le préjugé qu’ils coûtent cher se discute et plus encore celui de leur courte durée de poste avant la retraite, car les 30-40 ans d’aujourd’hui ne se projettent pas à plus de 24-36 mois dans la même entreprise »M. Noyer 

 

À Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or), l’école et l’entreprise main dans la main chez Boisset
 

La quatrième charte école-entreprise de Côte-d’Or a été signée ce lundi 7 novembre à Nuits-Saint-Georges. Elle associe le collège Félix-Tisserand et la maison Boisset, producteur viticole en France et à l’international et leader du négoce bourguignon. À travers cet engagement, l’établissement et l’entreprise souhaitent « se rapprocher et faciliter l’orientation des jeunes ». Concrètement, Boisset accueillera par exemple des élèves de troisième pour leur stage découverte ou proposera des visites de site. Sous l’égide du binôme constitué entre le chef d’entreprise et le chef d’établissement, des projets seront construits entre les deux partenaires, associant cadres et salariés de Boisset d’une part, élèves, enseignants et personnels de direction du collège d’autre part. Le concept de charte école-entreprise a été imaginé par le Mouvement des entreprises de France (Medef) Côte-d’Or afin de permettre aux jeunes de découvrir le monde de l’entreprise et de choisir leur voie, alors que certains métiers peinent à attirer. Félix-Tisserand avait déjà signé une charte avec la société Refresco. Deux autres  sont engagées à ce jour, à Dijon, entre le collège Champollion et Bericap (Longvic) et entre l'établissement Clos de Pouilly et Ikea. P. Bouillot

 

Dijon

 

• L’Autorité de sûreté nucléaire reporte le redémarrage du réacteur n°1 de Cattenom

cattenom
Les tuyauteries de trois des quatre réacteurs de la centrale de Cattenom ont fait l’objet d’expertises. © EDF 


L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé, le 3 novembre, le report du redémarrage du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), qui était initialement prévu pour ce début de mois. L’expertise réalisée sur les soudures des tuyauteries a détecté deux points de corrosion « sources d’incertitudes importantes », selon l’ASN. En conséquence, le redémarrage est reporté à février 2023 en principe. Sur les quatre réacteurs de 1.300 mégawatts de la centrale de Moselle, un seul est actuellement en fonctionnement, le n°2. Concernant le réacteur 4, EDF indique que ses équipes, en collaboration avec ses prestataires Endel et Sigedi, ont terminé le remplacement des portions de tuyauteries qui avaient été découpées pour expertise. Prochaine étape, le rechargement du combustible doit permettre le redémarrage mi-novembre. Le réacteur n°3, mis à l’arrêt fin mars 2022, fait également l’objet d’analyses approfondies, qui ont révélé des indications de corrosion sous contrainte sur des tuyauteries. « Des contrôles étendus sont actuellement en cours sur le circuit afin de mieux cerner le périmètre des pièces à remplacer », précise EDF. P. Bohlinger

 

mecateam

 

• Mecateamcluster ausculte les emplois de demain des travaux ferroviaires

mecateamcluster
Le pôle de travaux ferroviaires dispose d'installations hors du commun au Creusot-Montceau (Saône-et-Loire) © Arnaud Morel

Mecateamcluster, le pôle des engins de travaux ferroviaires implanté au Creusot-Montceau (Saône-et-Loire), a engagé depuis octobre une étude prospective d’envergure sur les emplois de cette spécialité. Confiée pour cinq mois au cabinet Valouy Conseil, cette enquête auprès des professionnels vise à quantifier et qualifier les emplois à l’horizon 2025 puis 2030 : « quelles évolutions des métiers et des compétences ? Comment adapter l’offre de formations initiales et continues ? Comment rendre la filière plus active ? », font partie des questions qui s’efforceront de trouver une réponse ou un début de réponse dans la synthèse produite durant le premier semestre 2023. Cette étude baptisée « Compétences opérationnelles nouvelles pour valoriser les entreprises du rail et du transport », donnant l’abréviation Convert, a reçu à son démarrage une subvention nationale de 150.000 € au titre de France 2030M.Noyer

Commentez !

Combien font "8 plus 1" ?