HAUTE-COUTURE. JphDAY, la toute jeune entreprise de Jean-Philippe Daydé, se positionne sur le marché des vêtements haut de gamme déclinés au féminin, dans un style chic et décontracté.

Installé à La Chapelle-de-Guinchay (Saône-et-Loire), le créateur lance sa seconde collection de chemisiers. En attendant  de proposer des robes à pièces uniques…

Avec sa pointe d’accent du Sud-Ouest - il est originaire de Castres - Jean-Philippe Daydé vous raconte SA mode avec une gourmandise joyeuse et un sens affirmé de l’éthique.

«Je fais fabriquer en France avec des matières qui n’utilisent pas le travail des enfants», assure t-il. Les tissus composant ses vêtements féminins haut de gamme proviennent soit chez nous pour la soie, soit de Suisse pour le coton, et d’Italie pour la laine.

JphDay (1,2 million d’€ de chiffre d’affaires à terme), l’entreprise fondée par ses soins en juin 2010 à la Chapelle-de-Guinchay (Saône-et-Loire), signe une deuxième collection de chemisiers (11 pièces) sous la marque Namié.

Elle pourrait devenir une véritable griffe car plusieurs critères militent en ce sens. Le créateur (53 ans) n’est déjà pas un inconnu dans la mode.

Un parcours professionnel complet

Doué pour le dessin, il fait, son bac D en poche, les Beaux Arts de Toulouse puis, intègre sur concours l’École nationale supérieure.

S’en suit après l’obtention du diplôme un passage chez Christian Dior en tant que dessinateur coloriste puis, un parcours professionnel dans différentes entreprises spécialisées dans le tissage, dont la direction artistique de la soirie Jean-Michel Girodet.

«Mon  dernier poste portait plus particulièrement sur les tissus techniques», complète le dirigeant.

Grâce à cette expérience, Jean-Philippe Daydé a eu envie de s’exprimer pour son compte sur un créneau savamment étudié.

Il habille les femmes à partir de 20 ans dans un style chic et décontracté. Ses chemisiers peuvent se porter avec un jean ou même un short. La clientèle trouve ses chemisiers dans les boutiques multimarques indépendantes.

Elle peut même y acheter des bijoux, des accessoires et des cosmétiques d’artistes d’Amérique Latine qu’il distribue en tant qu’agent commercial de la société Artilux.

Le couturier va prochainement étoffer son offre. «Je compose en ce moment une collection de robes, en pièces uniques, mais attends avant de la sortir les premiers retours de vente sur les chemisiers», confirme t-il, un rien agacé par la standardisation actuelle des vêtements féminins.

Crédit photo: JphDay

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