Le dynamique fondateur et dirigeant du groupe Galilé met la formation professionnelle au service de la ruralité. Faute de moyens financiers conséquents, l’élu maire d'Epervans et candidat à sa propre succession, joue de son large réseau et implique la population qui répond très souvent présente.

 

Chez Eric Michoux, maire d’Epervans (Saône-et-Loire) qui brigue un troisième mandat, un tic de langage ne trompe pas. Lorsqu’il évoque sa commune de 1.664 âmes, dotée d’un budget de 900.000 €, il cite toujours notre « petit village ». Ce bourg qui n’est pourtant distant de la ville de Chalon-sur-Saône que de huit kilomètres, évolue en zone rurale.
« Je tente d’y développer une ruralité moderne avec l’expérience que j’ai acquise comme industriel », souligne le candidat, quasiment assuré de retrouver son siège car sa liste "Epervans ensemble" est seule en lice. Président fondateur du groupe Galilé, fort de 15 entreprises la plupart industrielles, affichant un chiffre d’affaires de 90 millions d’€ et un effectif de 550 salariés, l’élu marie urbanisme et formation professionnelle.

 

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Un quartier récent de 18 petites maisons réservées à des séniors valides accueille depuis 2016 en son centre, une école de cuisine pour personnes en rupture scolaire ou d’emploi. Des promotions de huit, sélectionnées par le Centre Interprofessionnel de Formations d'Apprentis de Mercurey (CIFA), se forment au CAP de cuisine en six mois, avec à ce jour une totale réussite.
L’enseignement est délivré par un professeur de cuisine, des tutoriels, mais également par la transmission du savoir des résidents qui cultivent un potager commun et délivrent nombre d’astuces et de recettes de grand-mères aux apprentis.

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Eric Michoux dans son bureau de maire d'Epervans.

Une gestion par projet

Prix de l’innovation municipale de Saône-et-Loire, remarquée par des grands chef comme Thierry Marx, cette réalisation se prolongera par un village d’artisans et un incubateur de start-up, l’autre dada d’Eric Michoux.
« La désertification des campagnes n’est pas inéluctable car ces apprentis formés ici sont incités à reprendre des restaurants, des brasseries, créer des services traiteurs…, en milieu rural », se félicite le maire sortant.
Ses connaissances des procédures administratives et juridiques en tant que président de Galilé, lui ont été d'un grand secours lorsque la boulangerie du village est tombée en procédure collective. « Il fallait allez vite pour éviter la perte totale de la clientèle », indique Eric Michoux.

Le réseau qu’il sait entretenir et renouveler dans les milieux économiques accélère également les projets. Le futur village d’artisans bénéficiera, selon lui, du partenariat de la CPME 71, de la Chambre des métiers et de la Capeb. Reste que le principal soutien qu’il recueille dans ses initiatives lui vient des Épervanais.
Certains n’hésitent pas à prendre la truelle et le marteau, raconte t-il,  pour participer à des chantiers collectifs. Récemment, les habitants ont réhabilité un vieux hangar qui pourrait abriter à terme une radio.

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Bien appuyé, assure t-il, par cinq adjoints disponibles qui agissent, non en fonction d’une délégation mais des projets, le candidat chef d’entreprise à sa propre succession est également président délégué à l’économie à la communauté d’agglomération du Grand Chalon. « Les communes n’ayant plus de compétences, il est bon d’être présent dans l’intercommunalité », souligne cet homme de 59 ans au dynamisme plus que débordant.

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Eric Michoux, chez Escofier, entreprise chalonnaise spécialisée dans la machine-outil et l'un des fers de lance de son groupe industriel Galilé. © Traces Ecrites

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