AVIS D’EXPERT. Sylvain Camos, fondateur dirigeant de la société EMA, explique tout l’intérêt de recourir à de l’événementiel.

Ce métier à part entière de la communication existait déjà au temps de la Grèce Antique.

Démocratisé petit à petit depuis le début du XXième siècle, il accueille, depuis ces vingt dernières années, une multitude d’officines plus ou moins professionnelles.

Aussi, attention, les bonnes références plaident en faveur des plus compétents.

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Qui êtes-vous Sylvain Camos ?

Un homme de 41 ans qui a commencé à bosser à l’âge de 17 ans. Mon premier métier est photographe, avec pour spécialités la mode et la décoration. À mes débuts, j’ai travaillé à Paris comme assistant de grands photographes. J’ai ainsi eu la chance d’être aux côtés de Bettina Rheims durant un an et demi. Puis à 22 ans, je me mets à mon compte sur Dijon, la ville où je suis né et que j’aime, et je lance en 1993 une activité dans l’événementiel en créant la société EMA. Tout se passe bien jusqu’en 2001 et les attentats du World Trade Center.

Du jour au lendemain, je perds la moitié de mon chiffre d’affaires et c’est inévitablement le dépôt de bilan avec un redressement judiciaire. Je me retrouve juste avec cinq salariés, une malette et mon courage à deux mains. Car entre temps, on me saisit ma maison, ma voiture et, pour finir, ma vie de famille se disloque.

Aujourd’hui, EMA a retrouvé des couleurs. Nous réalisons 2,5 millions d’€ de chiffre d’affaires et nous sommes 14 personnes à plein temps. Alors, qui suis-je ? Sans doute un mec très tenace qui a un seul slogan : Vive la vie !

Que recouvre votre métier ?

Nous imaginons et montons des événements professionnels pour le compte d’entreprises, d’associations, d’organismes ou d’administrations. Ce peut être à l’occasion du lancement d’un produit, d’un congrès, d’une exposition, de portes ouvertes, d’une soirée VIP ou grand public… Nous réalisons aussi des décors éphémères ou durables : stands, décors scéniques, ambiance… Enfin, nous louons du matériel pour des événements, même privés : mariages, communions, baptêmes, fêtes de famille…

Peut-on dater l’origine de l’événementiel ?

Les historiens corrigeront, mais les bateleurs présents sur les places publiques et marchés de la Grèce Antique attiraient déjà le chaland avec des  saynètes, jeux de rôle, décors et autres mises en scène. Les Romains, ensuite, ont théâtralisé leurs défilés, notamment les fameux triomphes de leurs généraux. Plus près de nous, André Citroën loue en 1925 la Tour Eiffel et fait éclater en lumière sa marque et son logo, les fameux chevrons.

Comment se mesure la valeur ajoutée d’un événementiel ?

Un événementiel réussi offre un impact dont on se souvient. «Tout ce qui touche au cœur se grave dans la mémoire», écrivait à juste raison Voltaire. Il faut donc savoir, en fonction des objectifs fixés, surprendre, motiver, rassembler et, le tout, dans une ambiance conviviale, voire festive. Vous pouvez aussi imaginer un événement gigogne qui en décline d’autres. Tout est possible, mais ce n’est pas que de la poudre aux yeux. Derrière les paillettes, vous devez judicieusement faire passer des messages voulus par votre client : mettre en avant un savoir-faire, remercier des collaborateurs performants, convaincre des prospects, fidéliser une clientèle… N’oubliez pas que vous êtes en contact direct avec vos cibles et non par support interposé.

Comment travaillez-vous ?

Nous écrivons une histoire, puis nous la modélisons avec des éclatés de décors : plans masse, 3D… pour ensuite la présenter. Tout est expliqué et validé au préalable : de la décoration aux différents temps forts de la mise en scène. Je ne transige jamais par ailleurs sur deux exigences absolues : une laïcité totale de l’événement et une sécurité absolue.

Quelle est votre dernière très belle réussite ?

La villa Schweppes au festival de Cannes. Au lieu d’en faire espace bling-bling et fermé sur une plage, nous l’avons imaginé, transparent et ouvert au grand public en journée, puis loué en soirée pour des réceptions privées. Bilan des courses : Schweppes a reçu le trophée de la plus belle plage du festival et nous avons resigné pour 2013.

L’événementiel est-il à la portée financière des PME ?

Cela coûte forcément de l’agent. Je préfère qu’on se pose la question de savoir combien cela peut rapporter ? Pour vous répondre plus précisément, avec un budget de 5000 à 10 000 euros, on peut déjà faire quelque chose.

Crédit photo : EMA

2 commentaire(s) pour cet article
  1. yves batissedit :

    Spécialisé dans le jazz New-Orléans, Riverboat Stomper Dixieband est un groupe de musiciens professionnels, à votre disposition pour la réussite de votre événement. Idéal pour animer en déambulatoire, le jazz New-Orléans est une musique festive et pétillante qui sait se placer et agrémenter tout type d’événement: inauguration, fête de famille, gala d'entreprise, et tous les lieux ! Y Batisse

  2. yves batissedit :

    Spécialisé dans la musique des années 60/70, Seventy est un groupe de musiciens professionnels, à votre disposition pour la réussite de votre événement. Merci de visiter notre site. Y Batisse

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