UNIVERSITÉ. Cent jours après son installation, lors une rencontre avec la presse, le 28 septembre 2012, Alain Bonnin, le nouveau président de l'université de Bourgogne, a réaffirmé son attachement à la future université fédérale Bourgogne Franche-Comté.

«L'interrégional est remis en ordre prioritaire», déclare t-il, avec la double structure de l'université fédérale, qui offre une large carte de formations, académiques et professionnelles, et la Fondation PRES Bourgogne Franche-Comté, «comme levier et espace de dialogue avec le monde économique et sociale».

Après les écoles d'ingénieurs  AgroSup (agroalimentaire) à Dijon et l'ENSEMM (microtechiques) à Besançon, l'UTBM (mécanique) à Belfort et l'ESC (commerce) à Dijon entrent dans la danse.

Le statut de la future université fédérale devrait être décidé pour juin 2013.

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«L'université fédérale est un chantier majeur - qui fut le fil conducteur de ma campagne - dont j'ai repris le calendrier avec mon collègue Jacques Bahi, président de l'université de Franche-Comté.

Signe d'une entente sur le projet d'un rapprochement, en douceur et dans le dialogue, Jacques Bahi est président de la fondation scientifique et moi-même, président de l'association préfiguratrice de l'université fédérale.

Précisons que deux structures contribuent au projet de rapprochement. D'un côté, une fondation de coopération scientifique, le PRES Bourgogne Franche-Comté qui a pour objet un  grand pôle européen de recherche, entre Paris, Lyon et la Suisse. Son rôle est de lever des fonds en partenariat avec les milieux économiques.

De l'autre, l’université fédérale, créée sous la forme d’une association préfigure la future grande université de Bourgogne Franche-Comté, mais qui pour l’heure n’a pas avancé.

Je ne crois pas à une fusion rapide, brutale, en 2016 comme prévu initialement, avec un président unique.

C'est une question culturelle plus que technique. La communauté universitaire doit s'imprégner du projet. Il faut du temps pour expliquer et emporter l’adhésion.

Mais le statut de l'université fédérale évoluera forcément. L'association est un cadre trop étroit.

Il est prévu que le 13 février 2013, les deux conseils d'administration de Bourgogne et de Franche-Comté se réunissent pour délibérer sur le statut. Auparavant, le 14 décembre à Dijon, une réunion avec les instances élus de l'université de Bourgogne, les enseignants et les personnels.

L'université fédérale concerne les deux universités et leurs écoles rattachées, AgroSupDijon et ENSMM.

Démonstration de l'esprit d'ouverture dans lequel je veux mener ce chantier, deux autres grandes écoles, l'UTBM à Belfort et l'ESC à Dijon sont désormais invitées permanentes de notre réflexion, ce qui prouve leur intérêt de principe».

L’Université fédérale Bourgogne-Franche Comté en chiffres :

- 50 000 étudiants

- 3000 enseignants-chercheurs

- 2500 personnels Biatoss

- 700 formations

- des axes de recherche communs dans 3 domaines : sciences humaines et sociales, sciences exactes et sciences du vivant, santé et environnement.

Crédit photo : non précisé par l'Université de Bourgogne

1 commentaire(s) pour cet article
  1. claude pochondit :

    Bonjour, Ce monsieur est très certainement partisan d'une europe fédérale ... qui va tous nous eécraser .

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