mobileL’application de Synthèse Vidéo permet de manipuler les objets sous tous les angles, d’un simple glissement de doigt ou clic de souris.

 

NUMÉRIQUE. Bien fédérées autour de l’agence NTIC Bourgogne, les 843 entreprises du numérique en Bourgogne (plus de 4000 salariés), planchent sur de nouveaux axes de travail. Une étude démontre un besoin crucial de formation pour des postes liés à l’évolution rapide du marché, notamment dans le domaine technico-commercial.

 

Des actions sont aussi lancées pour promouvoir les technologies des objets connectés, comme cette exposition en juin dernier qui a réuni 10 sociétés, dont le groupe SEB avec son autocuiseur intelligent Actifry. L’agence compte aussi ouvrir la filière à d’autres compétences et notamment à celles du cluster GA2B (40 adhérents) spécialisé dans la domotique. Les deux structures devraient montrer conjointement leurs savoir-faire croisés au salon mondial CES 2015 de Las Vegas.

 

Pour rompre la solitude, partager des expériences et bénéficier de rencontres à thème, un espace de coworking baptisé les Docks Numériques, joue également un rôle très efficace sur Dijon. A noter aussi l’existence de Communitic, association d’usagers et de développeurs du numérique qui entend bien faire bouger les lignes.

 

En attendant, nous vous proposons de découvrir cette sélection de cinq entreprises particulièrement novatrices que vous pouvez aussi retrouver sur le site de www.usinenouvelle.com/ ou dans le numéro 3394 du magazine, baptisé la France du Numérique.

 

• Synthèse Vidéo aide l’industrie à vendre

La société dijonnaise de vidéo et images de synthèse, lance un outil de vente en 3D, interactif et en temps réel. Mise au point avec l’aide de Bourgogne Innovation et objet d’un brevet, l’application permet de manipuler les objets sous tous les angles, d’un simple glissement de doigt ou clic de souris. Synthèse Vidéo (150 000 € de chiffre d’affaires, cinq personnes) vise en particulier les machines encombrantes ou techniquement complexes. Support de vente pour les technico-commerciaux, l’application est également pressentie pour faire des présentations sur les salons, sur une borne ou un écran géant.

 

• Odalid optimise le ticketing et contrôle d’accès

Les contrôleurs du tramway de Dijon, équipés d’appareils de lecture de cartes sans contact, doivent beaucoup à Odalid (80 000 € de chiffre d’affaires). La société née à Dijon en 2009 à l’initiative de Vincent Thivent fournit également des solutions innovantes RFID, sans-contact et NFC pour le contrôle d’accès ou de présence, jusqu’en Afrique du Sud. Le dirigeant se démarque de la concurrence avec ses produits connectables sur Internet, permettant de récupérer les données à distance. Il prévoit prochainement d’intégrer plus avant la partie logiciel pour apporter une offre globale.

 

informatique• Réseau Concept sécurise les données

L’entreprise fondée à Dijon par Jérôme Richard s’est fait une spécialité de la sécurité informatique.

Que se soit en matière de plan de continuité ou de reprise d’activité, Réseau Concept (1,2 million d’€ de chiffre d’affaires, 9 salariés, 800 clients) s’engage, dans le premier cas, à un fonctionnement permanent et, dans le second, à une relance opérationnelle sous 4 heures.

L’achat de logiciels de sécurité, notamment anti-intrusion, représente le premier poste budgétaire et près de la moitié de l’effectif travaille à sécuriser les données selon les normes mondiales en vigueur.

 

• Polygone fait dialoguer les automates

Alexis Trouwaert fait fructifier sa formation en informatique industrielle et en automatismes. Polygone (50 000 € de chiffre d’affaires), entreprise individuelle qu’il a créée en 2009 à Charnay-lès-Mâcon (Saône-et-Loire), met au point des applications mobiles couplées à des systèmes industriels pour un pilotage à distance. Il en a notamment développé une pour le CETIC (centre de validation des interventions sur centrale) de Chalon-sur-Saône, destinée à former les personnels de centrales nucléaires dans le cadre d’incidents simulés. Porté par un marché d’avenir, le dirigeant pense progressivement recruter entre cinq et sept collaborateurs.

 

• Pulsar DS améliore la déconstruction automobile

Après avoir racheté à son ancien employeur un logiciel de déconstruction de véhicules routiers qu’il avait contribué à concevoir, Sébastien Boivin lance en juin 2012 Pulsar DS à Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire). Sans cesse bonifié, il permet de gérer l’ensemble d’un parc au point de vue administratif, mais également en termes de traçabilité du stock et des pièces détachées, surtout si elles sont destinées à la revente. Pulsar DS (80 000 € de chiffre d’affaires) entend imaginer de nouveaux logiciels spécifiques pour d’autres secteurs industriels.

 

Illustrations fournies par Synthèse Vidéo et Réseau Concept.

 

 

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