Innovation. Validé cet été, le brevet européen mis au point par la PME dijonnaise Bionetwork porte sur une formulation «sublinguale transmuqueuse». Placé sous la langue, le médicament diffuse les molécules qu'il contient directement dans le système sanguin à travers la veine linguale.

À la différence des comprimés orodispersibles qui fondent sous la langue, les principes actifs ne passent pas dans l'estomac. D'où la  rapidité d'absorption : 5 à 10 minutes pour un antimigraineux, au lieu de 45 minutes avec un médicament classique. «On gagne aussi en efficacité, car le foie détruit une partie des principes actifs des médicaments», explique le professeur François-André Allaert, cofondateur de Bionetwork avec Patrice Binay, docteur en chimie.

Un antimigraineux développé avec Unither

«L'industrie pharmaceutique peut trouver l'occasion de donner une seconde vie aux génériques ou de protéger un médicament qui va tomber dans le domaine public», estime le dirigeant.

La première application porte sur un antimigraineux, développé en partenariat avec Unither, façonnier et développeur de solutions pharmaceutiques à Amiens. Soutenu par Oséo, Bionetwork travaille à «cinq à six autres produits».

La jeune société s'appuie sur les compétences de CEN Biotech (évaluation des médicaments) que le médecin dijonnais a créé il y a une quinzaine d'années. Le brevet pourrait également concerner CEN Nutriment, une autre de ses sociétés qui évalue les compléments alimentaires.

Installées sur le parc Mazen Sully à Dijon, les PME pèsent 2,5 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploient 25 personnes.

Crédit photo : Chaire d'évaluation CEN Biotech.

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