Traces Ecrites News effectue sa traditionnelle pause hebdomadaire à l'occasion des vacances de la Toussaint. Durant cette semaine, nous revenons sur quelques informations de la vie des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est qui ont marqué la rentrée. Aujourd'hui : Intercarat. Implantée à Duppigheim (Bas-Rhin) depuis 1995, la société d’origine allemande déménagera à Altorf début 2024. Un petit déplacement de quelques kilomètres pour un grand bond recherché pour les conditions de travail des 130 salariés. L’activité de transformation de caoutchouc, polymères et silicones est d’abord destinée à la maison-mère de métrologie des fluides, mais elle se développe aussi vers des clients extérieurs aux typologies variées.
ARTICLE PARU LE 5 SEPTEMBRE 2023. Intercarat pousse ses murs…et les déplace. Cette société d’origine allemande, productrice de membranes et pièces moulées en caoutchouc ou autres matières, se fait construire en ce moment une nouvelle usine à Altorf (Bas-Rhin), à quelques kilomètres de son implantation d’origine à Duppigheim, dans le même ensemble – très dynamique – de zones d’activités de la grande couronne ouest de Strasbourg.
Les 5.200 m2 dans lesquels l’entreprise prévoit d’entrer au début de l’année prochaine représentent pour elle un investissement « supérieur » à 20 millions d’€, dont 17 millions d’€ pour les travaux pilotés par le bureau d’études OTE Ingénierie. « Ils signifient plus du doublement de nos surfaces par rapport à Duppigheim », précise Rolf Meier, directeur d’Intercarat. La surface foncière acquise, 4 hectares de terrain, donne la capacité de s’agrandir encore, précise-t-il.
Le fabricant renforcera et modernisera également son parc machines. Celui-ci est constitué d’une dizaine de presses de découpe pour la préparation de la matière, d’un nombre équivalent de presses à compression du caoutchouc à force de fermeture de 100 et 200 tonnes, d’une extrudeuse, d'une machine de découpe jet d'eau et de deux presses à injection. Intercarat entend ainsi adapter ses moyens à sa croissance d’emplois et d’activité aboutissant aujourd'hui à un effectif de 130 collaborateurs et à un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’€.
Depuis 2018, la production de l'entreprise a plus que doublé, pour atteindre en moyenne 4 millions d’unités annuelles, dans les matières qu’elle transforme : le caoutchouc et le PTFE (polytétrafluoroéthylène), pour des membranes et pièces destinées à équiper surtout des vannes et pompes.

Son dynamisme, Intercarat le doit d’abord à sa maison-mère : Gemü, une des multiples incarnations de l’ETI familiale allemande (2.400 salariés, chiffre d’affaires non communiqué) prospérant depuis une petite ville, en l'occurrence Ingelfingen non loin de Stuttgart. La filiale hexagonale travaille en effet en premier lieu pour ce groupe spécialiste des appareils de mesures, de contrôle et de régulation des fluides dans divers environnements industriels.
Ces équipements sont destinés au final à la chimie et la pharmacie, à l’industrie agroalimentaire, l’horlogerie (goussets de bracelets de montres), au médical (des composants pour les implants de prothèses par exemple), au traitement de l’eau, ou plus récemment aux semi-conducteurs.
Un « cœur de compétences » pour le groupe d’appartenance


« La clientèle externe représente quelque 10 % de notre activité, elle a tendance à progresser et notre nouvelle implantation nous aidera à poursuivre dans cette voie », relève Rolf Meier.
Gemü a fait d’Intercarat son experte de la confection des membranes, en lui donnant naissance à 1995. Il sous-traitait jusqu’alors cette spécialité mais considérant qu’elle faisait partie de son « cœur de compétences », il a décidé de la produire en direct et donc de s’implanter sur le versant français de la vallée rhénane, sans attacher à ce choix une stratégie de développement spécifique : son dirigeant Fritz Müller apprécie l’Alsace... tout simplement. L’entreprise dit trouver dans le bassin concerné de Molsheim l’écoute et la disponibilité pour ses développements, ainsi que le degré de compétence qu’elle exige.
A ce personnel, elle promet des « conditions de travail améliorées » à l’occasion de son déménagement, relate Rolf Meier. « Les locaux de transformation du caoutchouc seront climatisés, une salle sera spécialement dédiée au travail du silicone, tout sera mieux isolé, moins serré, en somme : ce sera mieux ! »
La modernisation liée à l’implantation à Altorf va bénéficier en particulier à la logistique interne qui sera fortement automatisée, et dotée de racks mobiles pour le stockage en hauteur. A Altorf, l’environnement de travail sera aussi optimisé pour les secteurs où il s’apparente à ceux des salles blanches, par exemple l’atelier de pièces en silicone pour le secteur médical.
Photos fournies par l'entreprise.
























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