Deuxième et dernier jour du salon de l'industrie et du numérique Be 4.0 - Industries du futur, hier mercredi 30 novembre. L'occasion de vérifier la vitalité de la force d'innovation parmi les exposants alsaciens et franc-comtois dans les espaces du Parc Expo de Mulhouse.

 

• Des drones de surveillance autonomes pour du gardiennage augmenté avec New R Drone

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Gaétan Fortuné (à droite) et Yannick Ledergerber, co-fondateurs de New R Drone, entourant leur Drone in a Box de série. © Marie Vollot


New R Drone à Séléstat, créé par Gaétan Fortuné et Yannick Ledergerber en 2018, rentre en phase de commercialisation. La start-up alsacienne a mis au point des boîtes à drones autonomes conçues pour la surveillance : les Drone in a box. « Nous sommes les seuls en France à proposer un tel produit qui permet un changement de batterie automatique sans discontinuité de service », explique Yannick Ledergerber, co-fondateur. Les Drone in a box possèdent en effet, plusieurs compartiments de batterie. Ainsi, lorsque le drone vient charger sa batterie vide, il peut repartir directement avec une autre pleine. L'offre de New R Drone est destinée aux drones Parrot (de série) ou à des modèles sur mesure, configurés en vol automatique. De la sorte, tout agent de sécurité peut piloter l'appareil, suite à la formation produit proposée par la start-up. Les deux associés fondateurs cherchent aujourd’hui leurs premiers clients dans le domaine de la surveillance (ronde, inspection technique et intervention sur alarme). M.Vollot

 

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• Sysaxes grandit avec ses cobots dans le Pays de Montbéliard 

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Erik Pourtau a co-fondé l’entreprise Sysaxes en 2014. © Mathieu Noyer


Sysaxes est bien dans ses murs à présent. Installé depuis un an dans le Technoland 2 à Alllenjoie (Doubs) sur 650 m2 succédant à des locaux qu’elle louait dans la partie 1 de la zone d’activités du Pays de Montbéliard, le distributeur de cobots connaît une croissance régulière qui l’amènera à un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’€ à l’issue de son exercice en cours, fin mars prochain. Quant à l'effectif de 11 personnes, l'entreprise compte l'étoffer d’un technico-commercial à recruter pour le nord Rhône-Alpes, extrémité de son territoire d’intervention principal couvrant la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est. Elle tire ce dynamisme notamment des accessoires : « Ce qui importe, c’est ce qu’on met au bout du bras du cobot, à savoir des caméras de contrôle, des pinces, des visseuses, etc. La version de plus grande taille peut porter jusqu’à 16 kilos de pièces, bientôt 20 », rappelle Erik Pourtau, co-gérant. Sysaxes développe ainsi ces gammes en complément d’offre des cobots « bras » du constructeur danois Universal Robots. La PME qui s’adresse à l’industrie et au secteur de l’emballage compte aussi à son catalogue des machines de tri de pièces du vrac vers des chargements cohérents, ainsi que des cobots mobiles du fabricant Asyril. M. Noyer

 

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• Itisy œuvre à l’acceptation de la transformation digitale interne des entreprises

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Marc Trautmann a animé plusieurs ateliers au sein du stand Numeum lors du salon sur le thème : 15 minutes pour donner une seconde vie à vos fichiers Excel de suivi avec Microsoft 365. © Marie Vollot


Digitaliser son entreprise, c’est l’un des maîtres mots du salon Be 4.0 – Industries du futur, mais encore faut-il que cette transformation digitale soit acceptée et adoptée par les collaborateurs. Marc Trautmann y travaille, avec sa société Itisy à Molsheim (Bas-Rhin). Sa spécialité : Microsoft 365 et toutes ses applications. « L’objectif consiste à changer les habitudes des collaborateurs pour qu’ils deviennent plus agiles, plus performants. Je leur apprends à travailler autrement. On brise des habitudes, souligne l’entrepreneur, c’est important de proposer un réel accompagnement au changement, et de les rassurer pour qu’ils puissent réellement adopter ces nouveaux process ». Itisy accompagne également ses clients dans la mise en place de l'automatisation des processus métiers avec des applications dédiées (toujours Microsoft) conçues par les entreprises elles-mêmes grâce au No Code. M.Vollot

 

 

• Depuis Mulhouse, Actricity s’affirme comme expert de la GMAO

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Christophe Trommenschlager forme avec David Knuchel le duo représentant la filiale française de l’éditeur suisse de solutions ERP. © Mathieu Noyer


Développeur de solutions ERP de gestion de fonctions multiples pour l’industrie (achats, stocks, contrats, équipements, service après-vente…), le suisse Actricity (15 salariés) a choisi de mettre en exergue, au salon Be 4.0, ses offres de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) orientées vers l'industrie, pour lesquelles il revendique une expertise particulière. Celle-ci se déploie depuis trois ans en France à partir de Mulhouse (Haut-Rhin), à proximité ainsi du siège d’Allschwil en banlieue de Bâle, plus précisément depuis le bâtiment Km0 de rencontre de l’industrie et du numérique, dont Actricity France a été l’un des premiers occupants. « C’est de la GMAO qu’est partie toute l’activité de l’entreprise en Suisse, pour le fabricant de machines agricoles Aebi et celui de machines textiles SSM (Schärer Schweiter Mettler )», rappelle Christophe Trommenschlager, qui forme avec David Knuchel le duo de la société française. L’offre GMAO bâtie sur-mesure, client par client, comprend notamment une déclinaison pour l’inspection d’équipements. M. Noyer

 

parcmulhouse

 

 

• Sauter veut rendre le bâtiment plus intelligent pour sa maîtrise de l’énergie

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Fabien Cheret est l’ingénieur commercial de Sauter Regulation en charge de l’OEM (Original Equipment Manufacturer). © Mathieu Noyer

 

Autre pilier du Km0 de Mulhouse, et de nationalité suisse, Sauter Regulation (4.500 salariés) y a implanté le service OEM (Original Equipement Manufacturer) de sa filiale française de 100 collaborateurs (environ 25 millions d'€ de chiffre d’affaires). Cette fonction de pilotage de l’activité de fabrication de pièces pour le compte d’un tiers (constructeur, équipementier) concentre ainsi une partie de l’effectif mulhousien d’un peu plus de 15 salariés. Sauter Regulation France appuie par ailleurs sur l’accélérateur dans l’une de ses spécialités majeures : la gestion technique centralisée des bâtiments (GTC). « Le décret tertiaire qui impose la décarbonation de ce type d’immeubles crée un effet booster », souligne Fabien Cheret, ingénieur commercial, « dans le but de passer de la gestion de l’énergie à son analyse fine et exhaustive » : mesurer les consommations d’eau et d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et de nombreux autres paramètres de performance énergétique et environnementale, les décomposer entre leurs origines, connaître leur évolution dans le temps. M. Noyer

 

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