Techniciens en plein contrôle sur site nucléaire.
Techniciens en plein contrôle sur site nucléaire.

NUCLÉAIRE. La filiale française de l’Américain Mistras, spécialisée dans le contrôle non destructif pour le nucléaire, anticipe un fort développement d’activité avec le programme du Grand Carénage.

Ascot prévoit d’investir entre 5 et 10 millions d’€ à Chalon-sur-Saône, de recruter 60 personnes sur trois ans et d'intégrer un institut dédié de formation.

Car son savoir-faire, très technique et très encadré, impose de nombreuses certifications.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

L’année 2014 démarre bien pour Ascot. Au 1er janvier, ce spécialiste du contrôle non destructif  (CND) pour la filière nucléaire, implanté à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), est devenu prestataire de rang 1 chez EDF.

Un référencement de son principal donneur d’ordres qui s’annonce de très bon augure dans le cadre du Grand Carénage.

Ce vaste programme chiffré à plus de 50 milliards d’€ est destiné à remplacer de nombreux composants lourds des centrales nucléaires du parc français pour allonger leur durée de vie et répondre aux nouvelles règles de sûreté post- Fukushima. 

Ascot interviendra, comme pour les opérations de maintenance lourde, pour vérifier la qualité et la sécurité de tous les composants stratégiques modifiés ou remplacés dans les centrales.

La décision de l’Américain Mistras (529,3 millions de $ de chiffre d’affaires, 4500 collaborateurs), coté à la bourse de New-York, de reprendre, en novembre 2011, cette entreprise n’était d’ailleurs pas totalement étrangère à cette opportunité.

« Nous voulions diversifier nos activités de CND à forte valeur ajoutée en dehors de la pétrochimie où nous sommes très présents avec des clients comme Total ou encore Shell», explique Jean-Claude Lenain, P-DG de la filiale française Mistras Group SA (35 millions d’€ de chiffre d’affaires, 350 personnes).

Grâce à cette croissance externe, le groupe américain fait même d’une pierre deux coups. Car Ascot (12 millions d’€ de chiffre d’affaires, 150 salariés) exploite au Creusot, non loin de Chalon-sur-Saône, une autre unité de CND pour l’aéronautique et à l’aérospatiale, secteurs également très porteurs.

Pièce sous contrôle non destructif.
Pièce sous contrôle non destructif.

Recherche d’un nouveau site chalonnais

En prévision d’une forte croissance de l’activité, l’entreprise engage de nombreux développements. Elle lance un plan d’embauche de 60 personnes sur trois ans, dont la moitié de contrôleurs nucléaires.

« Nous recherchons également un site de 3000 à 4000 m2 à Chalon-sur-Saône pour doubler de surface et allons investir au total de 5 et 10 millions d’euros entre l’immobilier et l’acquisition de nouveaux équipements », indique le dirigeant. Ascot veut aussi développer son institut intégré de formation qu’elle ouvrira à d’autres spécialistes en CND. 

« Le métier de contrôleur nucléaire est très encadré par la Confédération Française pour les Essais Non Destructifs (COFREND) et nécessite, pour devenir un professionnel accompli, l’obtention de trois certifications, renouvelables régulièrement, ce qui peut prendre jusqu’à deux années», précise Delphine Begat, directrice du site chalonnais.

Un autre chantier stratégique consiste à mettre au point des solutions alternatives de travail exemptes de tout produit polluant. Ascot dirige ainsi ses recherches vers de nouvelles applications dans le domaine des ultrasons, de la thermographie et de la radiographie.

Delphine Begat, directrice d'Ascot Services à Chalon-sur-Saône.
Delphine Begat, directrice d'Ascot Services à Chalon-sur-Saône.

Qui est Delphine Begat ?

La directrice d’Ascot Services depuis novembre 2011 n’a pour l’instant connu dans sa vie professionnelle que cette seule entreprise. Titulaire d’un DUT sciences et génie des matériaux, obtenu à l’IUT de Chalon-sur-Saône, sa ville natale, elle y effectue son stage professionnel.

La direction veut la recruter, mais la jeune femme préfère poursuivre ses études supérieures sanctionnées quelques années plus tard par un diplôme d’ingénieur en génie physique.

Ascot l’a sollicite de nouveau et l’embauche en premier lieu comme chargée d’affaires. Elle prend ensuite le poste de chef de service études et préparation, puis celui de responsable de toute l’assistance technique pour les activités extérieures, avant prendre en main l’unité chalonnaise.

Crédit photos : EDF et Ascot

   

Commentez !

Combien font "10 plus 3" ?