FERROVIAIRE. Le site comtois du constructeur ferroviaire, où sont depuis toujours conçues et fabriquées les motrices TGV , les locomotives de fret et celles pour trains de voyageurs, bénéficie d’importantes commandes en France, au Maroc et au Kazakhstan.

Son plan de charge lui donne de l’activité jusqu’à début 2015.

Il investit de nouveau près de 10 millions d’€ en R&D et équipements productifs.

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L’investissement va bon train -  sans mauvais jeu de mots - sur le site d’Alstom Transport à Belfort (Territoire de Belfort), spécialisé dans la conception et fabrication des motrices TGV et des locomotives pour l’ensemble du groupe.

Après avoir injecté une dizaine de millions d’euros en R&D et dans l’acquisition de nouveaux équipements en 2011, le constructeur ferroviaire engage un programme de 9 millions cette année.

Le plan de charge de cette unité qui emploie 650 personnes - plus d’une centaine a été récemment embauchée - et peut sortir jusqu’à 100 unités annuelles le justifie.

«Nous avons en stock des commandes qui donnent de l’activité jusqu’à fin 2014 - début 2015», explique Fabien Lamy, le responsable des relations publiques et de la communication pour les sites de Belfort et d’Ornans (Doubs), où 410 salariés fabriquent les moteurs.

Le plus important contrat en cours concerne le TGV français. Dans les deux prochaines années, la SNCF attend 110 motrices de son tout nouveau modèle de train à grande vitesse, baptisé Euroduplex.

Pour le Maroc, les ingénieurs et techniciens Belfortins développent une motrice TGV particulière en ce qu’elle intègre des contraintes climatologiques de fortes chaleurs et de quoi affronter des vents de poussières particulièrement violents.

Une technologie préservée

Avec l’Etat du Kazakhstan, Alstom Belfort a fondé localement une société commune où elle est majoritaire pour fournir 200 locomotives de fret et 90 à l’usage du transport de passagers.

Les dix premières seront assemblées à Belfort. L’usine comtoise livrera les dix suivantes en kit. «Les autres seront réalisées au Kazakhstan, mais nous conservons précieusement toute la technologie maison», précise Fabien Lamy.

Cette stratégie se révèle absolument vitale !

Pour s'en rendre compte, il faut visiter en sa présence les immenses halles d’assemblages, où tout soudeur avant la moindre intervention doit être formé au sein de l’école interne.

Il convient aussi de s’attarder au centre de tests des locomotives prêtes à entrer en circulation. Par le passé les 9000 vérifications préalables étaient manuelles. Aujourd’hui, un ordinateur les effectue sous la surveillance de techniciens et d’ingénieurs qui l’ont mis au point.

À cela s’ajoute, comme touche finale, un essai en situation réelle sur le kilomètre et demi de voie intégrée. À terme, l’entreprise aimerait obtenir des sillons sur la LGV Rhin-Rhône (Dijon-Mulhouse) pour parfaite ses dernières vérifications.

Le secteur transport chez Alstom pèse 5,6 milliards d’€ de chiffre d’affaires sur un total groupe de 20,9 milliards.

Crédit photo: Alstom Transport

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