Depuis quelques années, la société utilise des lignées cellulaires humaines et laisse ainsi tranquilles les pauvres lapins pour un certain type d’essais.
Depuis quelques années, la société utilise des lignées cellulaires humaines et laisse ainsi tranquilles les pauvres lapins pour un certain type d’essais.

SANTÉ. L’entreprise alsacienne recrute et investit pour développer un savoir-faire très pointues en microbiologie, pharmacotoxicologie et plus récemment virologie et biologie cellulaire, au profit de 400 clients dans le monde.

Ses prestations à la demande s’adressent aux laboratoires pharmaceutiques, soucieux de mettre sur le marché des médicaments parfaitement sûrs.

Confarma est par ailleurs engagée dans un gros projet de R&D, labellisé par les pôles de compétitivité biotech Lyonbiopôle et Alsace Biovalley, dont l’objet consiste à libérer juste au moment où il faut un antibiotique dans un implant pour limiter le risque de maladies nosocomiales.

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Chez Confarma, il faut montrer patte blanche. L’entreprise évolue dans l’univers hautement sensible et délicat des analyses de biologie, de chimie ou de virologie pour le monde de la santé.

Dans ses laboratoires de Hombourg (Haut-Rhin), elle assure à ses clients que leurs médicaments ne vont pas contenir des microtraces de polluants, que leur stérilité est bien effective. Mêmes précautions pour les implants, vis et autres dispositifs médicaux.

La liste des « diplômes » du site est longue. « Nous avons le statut d’établissement pharmaceutique, jugé conforme aux BPF et BPL (bonnes pratiques de fabrication et de laboratoire), régulièrement inspecté par la FDA (Food & Drug Administration) américaine. Outre les certifications Iso 9001 et 14 001, nous possédons également l’accréditation Cofrac pour l’Iso 10 993 sur la biocompatibilité des dispositifs médicaux, un Sésame rare », énumère Alexandre Mura, directeur commercial.

« Nous pouvons être sollicités à tous les stades du médicament, de sa R&D à sa fin de vie, en passant par les phases pré-cliniques, l’obtention du brevet et l’autorisation de mise sur le marché », poursuit-il.

Les prestations s’effectuent toujours à la demande d’un client, selon le principe de la « société de recherche sous contrat », la CRO (Contract Research Organization), la catégorie dans laquelle se classe Confarma.

Née en Suisse dans les années 1970, la CRO a déployé ses équipements d’analyses à quelques kilomètres de la frontière mais côté français, le long du canal d’Alsace. Les 2 500 m2 du site de Hombourg abritent de longue date trois spécialités.

La microbiologie (biologie moléculaire) est la plus importante, elle comprend notamment des tests de stérilité. Suivent, par ordre d’importance, la pharmacotoxicologie, puis les analyses physico-chimiques. Celles-ci constituent la grande force de Solvias, la nouvelle maison-mère de Confarma depuis début 2013, basée à Bâle.

Les prestations s’effectuent toujours à la demande d’un client, selon le principe de la « société de recherche sous contrat ».
Les prestations s’effectuent toujours à la demande d’un client, selon le principe de la « société de recherche sous contrat ».

400 clients européens et américains

Un quatrième pôle de virologie et biologie cellulaire s’ajoute depuis début 2014, à l’occasion de la création d’un laboratoire pour chacune de ces deux activités.

L’extension de 600 m2 a représenté un peu moins d’1,5 million d’€ d’investissement soutenu par la Région Alsace, Sodiv et Bpifrance.

Toute cette palette fait de Confarma un acteur de plus en plus indispensable aux industriels de la pharmacie, aux fabricants de dispositifs médicaux, aux biotechs voire aux chimistes qui constituent un portefeuille de 400 clients aux origines géographiques de plus en plus larges.

« Nous travaillons en Europe et aux États-Unis en premier lieu, mais nous constatons l’émergence de nouveaux acteurs très compétents au Brésil, en Inde, en Chine et en Europe de l’Est, dans les Balkans », observe Alexandre Mura.

Les axes de développement sont bien clairs. Déjà majoritaires, les essais in vitro vont continuer à croître. Depuis quelques années, la société utilise des lignées cellulaires humaines et laisse ainsi tranquilles les pauvres lapins pour un certain type d’essais.

Par ailleurs, les analyses en vue de la médecine personnalisée comptent parmi les nouveaux champs exploratoires. Il en va de même de la recherche de solutions combinées entre médicaments et dispositifs médicaux, pour éviter que les seconds rejettent ou baissent l’efficacité des premiers.

A ce titre, Confarma est engagée dans un gros projet de R&D labellisé par les pôles de compétitivité biotech Lyonbiopôle et Alsace Biovalley dont l’objet consiste à libérer juste au moment où il faut un antibiotique dans un implant. Ce qui doit limiter au maximum le risque de maladies nosocomiales.

Le personnel scientifique et technique de haut vol à Hombourg s’est renforcé pour répondre à toutes ces perspectives.

Confarma vient d'investir 1,5 million d€ dans l'extension de ses laboratoires.
Confarma vient d'investir 1,5 million d€ dans l'extension de ses laboratoires.

Le site est passé de 45 à 62 équivalents temps-plein l’an dernier, soit 78 personnes physiques (sur un total d’une centaine en comptant le personnel en Suisse), pour un chiffre d’affaires de 6 millions d’€.

Il compte poursuivre ses recrutements, sous réserve que la conjoncture ne se retourne pas… ou que les grandes manœuvres en cours ou prochaines entre les géants pharmaceutiques ne l’obligent à pratiquer le "wait and see".

Photos fournies par Confarma.

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