TRAÇABILITÉ. Des étables aux poubelles, la technologie de la radio-identification, plus souvent désignée par le sigle RFID, est le métier d'Agid, une PME de 13 salariés implantée à Dijon (Côte-d'Or).

La redevance incitative de collecte des ordures ménagères, mise progressivement en place par les collectivités locales, ajoute un débouché très prometteur aux applications industrielles, de gestion de la traçabilité et de la qualité.

Mais l'histoire d'Agid a démarré dans le milieu agricole.

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Les contrôles d’accès de parking et les systèmes de péage d’autoroute sans arrêt sont sans doute les illustrations les plus familières de la technologie de la radio-identification (RFID).

«Cette technologie existe depuis 40 ans», expose Bernard Delattre, gérant d'Agid (4 millions d'€ de chiffre d'affaires, 13 salariés)

Une expérience professionnelle dans l'informatique et l'industrie des semences dirige naturellement ce technicien vers le monde agricole lorsqu'il décide de créer Agid à Dijon (Côte-d'Or), en 1993, avec Laurence Guenard.

Ce monde familier fait rapidement sa réputation. Dans les étables jusqu'aux abattoirs, il vend et installe des équipements qui identifient les animaux d'élevage, les alimentent automatiquement et gèrent les troupeaux à distance.

Des animaux aux objets, il n'y a qu'un pas que le chef d'entreprise franchit en s'intéressant à la traçabilité et la gestion de la qualité dans l'industrie.

Sur les lignes de fabrication de l'équipementier automobile TRW par exemple, Agid apose des étiquettes électroniques qui assurent la traçabilité des pièces.

L'un de ses succès se retrouve dans la gestion des parcs des véhicules des entreprises. En communication avec des antennes, aux portes d'entrées, un badge électronique fixé sur le pare-brise ou le pare-chocs pilote les entrées et les sorties.

Des puces jusque dans les poubelles

Quand on évoque les développements possibles de la RFID avec Bernard Delattre, il énumère les systèmes d'antivol dans les magasins et aussi … les poubelles.

Récent, le marché de la collecte des ordures ménagères esquisse un avenir prometteur avec la redevance incitative au volume ou à la levée.

«Une puce intégrée aux conteneurs permet aux camions de collecte d'identifier ses propriétaires, le poids des déchets et le nombre de levées sur une période donnée», décrit Bernard Delattre.

La PME a équipé la communauté de communes du Pays Riolais (Haute-Saône), l'une des premières collectivités de l'Est à avoir adopté cette nouvelle méthode de calcul de la taxe sur la collecte des ordures ménagères.

Agid a accolé des puces dans un autocollant sur les bacs individuels. Elles peuvent être lues à 4 mètres de distance, par les camions de ramassage.

«Compte tenu de la concurrence, qui sont des gros acteurs de l'informatique et de la téléphonie, je reste sur des marchés de niche, même si j'explore les applications des plus diverses», explique le chef d'entreprise qui déploie ses compétences sur un marché national, jusqu'à Nantes et Toulouse, avec un réseau de techniciens commerciaux.

Trésorier du Centre National de référence RFID, Bernard Delattre anime un groupe de réflexion au sein de l'agence NTIC Bourgogne pour développer d'autres technologies de la radio dans d'autres secteurs industriels, en particulier le bois.

«Grâce à un tag sur une grume, l'acheteur pourrait identifier le volume exact du bois valorisable en planches», imagine t-il.

Relire l'article de Traces Ecrites News : Rioz met des puces dans ses poubelles

Photos : Traces Ecrites.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. FRAN"dit :

    Enfin un ramassage des O.Ménagères "juste & responsable" (au prorata du poids à éliminer) qui devrait motiver les particuliers à faire du tri sélectif. Actuellement, les personnes qui entreprennent cette démarche ne sont pas reconnues puisqu'elles paient la même redevance que les "tout à la poubelle" Cela fait de longues années que je défends cette idée, mais, sans retour... D'autres pays, d'autres villes ont déjà adopté ce mode de taxation. Je pense que leurs contribuables doivent être satisfaits de cette équité Il est plus que grand temps que nous pensions protection de la planète, donc, diminution des pollutions en tous genres et puis, cela allégerait un peu notre dépense, ce qui n'est pas négligeable. J'espère que nos décideurs vont opter pour cette solution rapidement. FRAN"

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