studioTIC. Christian Campal, fondateur et dirigeant d’Elitimage à Dijon, spécialiste en solutions vidéos, est un garçon plein de ressources.

A une concurrence déloyale et à bas coûts qu’il dénonce, il répond avec Elit-R par un produit innovant : une application vidéo pour smartphones, personnalisable et interactive.

Une carte de visite virtuelle à l’attention de toutes les entreprises qui s’appuient sur un réseau local. En France, comme à l’étranger.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Dans quel état de santé se trouve votre secteur d’activité ?

Il va mal car il subit la concurrence déloyale de vidéastes à bas coûts qui, sous le prétexte de savoir manier une caméra, s’improvisent spécialistes en vidéo d’entreprise. Or, un film d’entreprise n’est pas un empilement d’images fourre-tout.

Il faut le scénariser en fonction du message final voulu, déterminer le bon format, intégrer une bande sonore, adapter éventuellement des effets spéciaux, penser aux modes de diffusion, assurer tout le suivi juridique et administratif et mesurer les retombées....

Aujourd’hui, ce que je facture par exemple 14 000 € est proposé par d’autres à 2 300 €. Ce n’est pas sérieux, car les produits de communication visuelle que nous proposons sont déjà un investissement avant d’être une dépense.

Il reste toutefois un marché de niche pour les films de très grande qualité, comme ceux que nous réalisons pour le groupe comtois Delfingen où tout dernièrement pour l'Office de tourisme de Dijon, grâce à l'utilisation d'un drone qui montre la capitale bourguignonne comme jamais, mais il n’est plus suffisant pour faire vivre une structure comme la mienne.

A voir en cliquant sur ce lien la ville Dijon, comme vous l'avez jamais vue, le buzz du week-end avec près de 100 000 vues :

http://vimeo.com/99931399
Elitimage dispose de trois salles de montage, dont une dédiée aux effets spéciaux.
Elitimage dispose de trois salles de montage, dont une dédiée aux effets spéciaux.

Comment comptez-vous rebondir ?

Avec le lancement d’Elit-R. Nous partons d’un film générique que nous encapsulons sur une plateforme informatique.

Grâce à un logiciel de traitement, il peut être envoyé en temps réel par une entreprise, dans l’esprit d’une campagne de e-mailing, à des clients ou prospects via une application smartphone.

Le plus que nous apportons tient à la personnalisation fournie à chaque représentant, revendeur, distributeur, importateur d’une société…, où qu’il se trouve. Outre la vidéo de présentation, le destinataire final visualise sa photo, ses coordonnées, son plan d’accès.

Il peut grâce à une batterie de boutons digitaux demander un rendez-vous, passer une commande, se faire rappeler, poser une question… C’est un véritable cocktail de toutes les technologies numériques disponibles sur lequel nous misons notre avenir.

Cela a-t-il été long et coûteux à développer ?

Plus de trois années de réflexion et mise au point, ainsi qu’un investissement de quelques centaines de milliers d’€. Mais le potentiel est gigantesque, car en réalité, on ne paye vraiment que la matrice audiovisuelle de base. La personnalisation qui suit est tarifée à un montant dérisoire de moins de 500 €.

 A qui s’adresse en priorité ce produit de communication digitale visuelle ?

A toutes les entreprises qui s’appuient sur un réseau de vente. On peut penser à toutes les grandes enseignes de distribution, aux réseaux de concession automobile, aux groupes industriels qui possèdent de nombreuses filiales de commercialisation, aux grands cabinets d’avocats ou d’expertise-comptable.

En un mot, à tous ceux qui veulent dupliquer un message en le personnalisant partout où ils sont présents ou représentés.

Christian Campal dans son vaste studio de prise de vues.
Christian Campal dans son vaste studio de prise de vues.

Qui est Christian Campal ?

A 55 ans, cet autodidacte pur sucre a commencé de travailler à Radio 2000 (Dijon), à la belle époque des radios libres, comme technicien du son et spécialiste des directs. Il bifurque ensuite vers la vidéo, chez Vidéo Compagny, déjà pour s’occuper du son, puis de l’image et du montage.

« C’est-là que j’apprends toutes les facettes de ce métier », indique-t-il. En 1993, l’envie de se mettre à son compte devient trop prégnante et il fonde Elitimage.

L’entreprise emploie quatre personnes et réalise les meilleures années jusqu’à 500 000 € de chiffre d’affaires. Elle possède deux salles de montage classiques et une autre pour le motion design (design d'animation). Son plateau de prise de vues de 100 m2 est homologué aux normes broadcast pour la télévision.

Crédit photos : Traces Ecrites.

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