SANTÉ. Le laboratoire, spécialisé dans les pansements médicaux de cicatrisation et grand public sans ordonnance, construit une nouvelle unité de transposition industrielle sur son site de Chenôve, dans l'agglomération de Dijon (Côte-d’Or).

L’investissement s’élève à 8 millions d’€ et devrait être complètement opérationnel début 2013.

La filiale du groupe VivaSanté y testera la production en série de tous ses nouveaux produits mis au point par son imposant service de recherche et développement.

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La société Urgo, filiale du groupe VivaSanté, propriété d’Hervé Le Lous et ancien propriétaire de feu Les Laboratoires Fournier, rendra public ce jeudi 24 mai 2012, son projet de création d’une nouvelle unité de transposition industrielle sur l’un de ses sites dijonnais et siège social de l’entreprise basé à Chenôve, près de Dijon (Côte-d'Or).

Ce type d’outil, qui permet de tester sur machines la future production en série des nouveaux produits, existait déjà à Chevigny-Saint-Sauveur, l’autre implantation locale du fabricant de pansements médicaux et grand public. Mise en exploitation en 2005 pour un coût de 37 millions d’€,  elle est devenue trop petite.

L’investissement dans ce projet baptisé NEMO atteint les 8 millions d’€ et sera opérationnel début 2013. Il devrait générer la création de quelques emplois, «voire une dizaine à terme», selon une source interne à l'entreprise.

Et ce ne sera pas un luxe en raison de l’importance de la R&D (*) au sein du laboratoire qui multiplie les innovations, notamment au sein de sa division médicale avec des pansements très techniques qui accélèrent la cicatrisation. Relire à ce sujet notre article : L'ordonnance gagnante des laboratoires Urgo

Croissance constante de l’activité et des effectifs

La branche des produits de santé grand public, délivrés sans ordonnance, n’est pas en reste. Elle met au point des pansements liquides ou filmogènes qui se taillent de belles parts de marché pour traiter aussi bien l’herpès, les mycoses, les crevasses, les ampoules ou encore les aphtes.

Urgo tisse par ailleurs sa toile dans le monde entier. Le laboratoire est présent aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Il exploite en outre avec Molypharm Industries, une autre unité de production française à Veauche, dans la Loire.

Le chiffre d’affaires 2011 atteint les 307 millions d’€, dont 48% à l’international, contre 293 millions pour l’exercice précédent, soit une progression de 3,1% (**). Les effectifs sont pour leur part passés de 1324 salariés en 2008 à 1626 à la fin de l’an dernier.

«Malgré notre bonne santé, le dialogue social n’est toutefois pas facile à établir et si la direction le met en avant, ce ne sont la plupart du temps que des mots», souligne une salariée qui préfère garder l’anonymat.

Selon nos propres informations, deux seuls syndicats sont représentés : la CFDT et la CFTC. "Ce n'est guère facile de pénétrer cette forteresse", assure une autre centrale syndicale.

(*) Ce service accueille une soixantaine de personnes aux compétences complémentaires : chimistes, polyméristes, physiciens, techniciens, biologistes, pharmaciens et médecins.

(**) Chiffre d'affaires 2008 : 260,4 millions; chiffre d'affaires 2009 : 269 millions.

Crédit photo: Urgo

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