Bonne pioche pour Emmanuel Dubois qui, mandaté fin 2000, pour fermer l’entreprise Ulmann, implantée à Saint-Valérien (Yonne), la rachète deux ans plus tard.
Le dernier fabricant français de tableaux scolaires menait alors grand train avec un siège parisien boulevard Saint-Germain, et perdait, faute d’une gestion rigoureuse, un million d’euros par an. Huit ans plus tard, il pointe à la première place de son secteur avec 50% de parts de marché et 18 000 unités vendues.
Mieux, l’entreprise (12,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, 62 personnes) est très vite redevenue rentable en conduisant une judicieuse politique de diversification et d’amélioration de son outil industriel (600 000 euros investis).
La production des bons vieux tableaux noirs ou verts à craie cohabitent aujourd’hui de plus en plus avec les tableaux électroniques, installés progressivement dans les établissements scolaires.
Les autres surfaces communicantes: panneaux d’affichage, vitrines…, séduisent parallèlement une clientèle de vépécistes et collectivités en direct.
Relance de Faber France
Ulmann (2 à 3 points de croissance annuelle) tire aussi plus de la moitié de son activité du négoce d’articles scolaires (500 à 600 références, dont 400 en stock), auprès notamment de la grande distribution sous sa propre marque ou en produits distributeurs.
Entrepreneur dans l’âme, Emmanuel Dubois tente aujourd’hui de réitérer la même opération avec Faber France, fabricant de stores d’intérieurs situé juste à côté d’Ulmann repris en juillet 2009.
Cette ex-société du groupe Velux vit une réorganisation en profondeur, de nature à alléger ses coûts de structure, améliorer sa productivité et retrouver, sous l’impulsion de Bertrand Lamarque, son nouveau directeur général, une vitalité commerciale.
Crédit photo : Traces Ecrites














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