Le premier épisode d’une série de quatre de l’édition 2020 des Trophées des Femmes de l’économie, situation sanitaire oblige, en 100% digital, a récompensé les Porteuses de projet, celles dont l’entreprise vient tout juste de naître. Estelle Huard et Noémie Guerrin, fondatrices de Noes à Dijon qu’elles baptisent « maison digitale de santé préventive » ont reçu le prix du public.
Plutôt que subir la crise sanitaire particulièrement pénalisante pour l’événementiel, le réseau des Femmes de l’économie saisit l’occasion de « se réinventer ». Les trophées annuels qui lèvent le voile sur des talents féminins aux quatre coins de l’hexagone deviennent 100% digitaux. Le premier « Live » attribuant le trophée Porteuse de projet s’est déroulé jeudi 24 septembre. Avec 319 spectateurs(trices).
Certes l’ambiance n’était pas la même qu’à ces soirées conviviales auxquelles nous avait habitué l’équipe des Femmes de l’économie, mais les lauréates étaient quand même sous les projecteurs du petit écran, celui de nos ordinateurs ; ponctués de quelques petits couacs techniques lors des connexions en visio avec les lauréates mais l’animatrice, Priscilla Lacombe, s’en est sortie haut la main ! 
Des six finalistes de la catégorie Porteuse de projet, nominées par le jury, sont lauréates :
- Virginie Voeltzel, fondatrice de Snoop Doggy Bag (Rouen). En prévision de la loi antigaspillage qui sera appliquée en juillet 2021, elle a conçu un doggy bag au départ pour les bouteilles de vin. Fabriqué avec des chutes de pare-soleil, il est chic et élégant comme un sac à main. Il est aussi connecté avec un QR code qui sert de support de promotion aux restaurateurs : réductions, points de fidélité. Son objectif aujourd’hui : développer le réseau de restaurateurs d’abord en Normandie, puis sur toute la France.

- Cinthia Born, fondatrice de Le mouton Givré (Figeac, Lot). Elle a inventé un sac isotherme en laine de mouton feutré renforcé de chanvre pour la solidité, un matériau lavable et naturel qui remplace aisément le polyuréthane. Elle se dit submergée de commandes et recherche des fonds afin de grandir. Elle a en projet 4 recrutements.
- Charlotte Mader, fondatrice de Phalène (Haute-Savoie). Son agence de communication évalue l’impact carbone de ses opérations : supports papier, zéro déchets pour les événements. Elle a édité un podcast de sensibilisation à la pollution numérique. Et recrute des compétences en développement informatique notamment pour mettre en place une comptabilité carbone parallèle à sa comptabilité classique. 

Nouveauté de l’édition digitale. Un prix des réseaux (du public) a été décerné par un vote en ligne et en direct. Ce sont les start-upeuses Estelle Huard et Noémie Guerrin, fondatrices de Noes à Dijon qui l’ont emporté.
Elles ont développé une plateforme digitale proposant des programmes de soins de santé préventive. Un bilan psychologique permet de faire une évaluation de son état et de concocter des programmes sur mesure avec le concours de professionnels. 55 ont adhéré au projet : ostéopathes, kinés, réflexologues, diététiciens, coachs sportifs…
Elles ont concrétisé leur entreprise tout juste après le confinement et pensent s’attaquer au marché lyonnais.
Toutes les deux issues du milieu de la protection sociale, Estelle et Noémie ont élaboré leur projet à l’incubateur de Nicephore Cité à Chalon-sur-Saône. Elles sont aussi lauréates du Réseau Entreprendre Bourgogne.
Les deux autres finalistes en lice étaient loin de démériter avec des sujets visionnaires. Ephémère fabrique des lunettes solaires avec du plastique récupéré dans les mers et Hello Waste, des agglomérés avec du plastique recyclé.

Prochain rendez-vous le 15 octobre, en Live toujours, pour le trophée « Innovation sociale ». La récompense des 24 nominées 2020 se déroule en effet en quatre-temps : un par catégorie de prix. Puis le 5 novembre, pour le trophée Femme chef d’entreprise prometteuse et le 26 novembre pour le trophée Femme chef d’entreprise.
Si le digital ne remplacera jamais un rendez-vous physique, il offre un énorme avantage, celui de réduire l’espace temps et de permettre à toutes les nominées de se connaître, quelque soit leur région d’implantation. Un privilège que toutes ne pouvaient s’offrir par la cérémonie nationale à Paris, faute de temps souvent et d’éloignement.
Revoir le live en suivant ce lien.
Et l'inscription aux événements à venir : www.femmes-economie.com/agenda-2020











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