La société qui agit comme un groupe d’intervention sur l’amélioration de la qualité des véhicules automobiles et des matériels ferroviaires renforce sa présence dans les usines Stellantis de Sochaux et Mulhouse et chez ses fournisseurs, dans le contexte de montée de l’électronique embarquée.


Trigo recrute dans le bassin industriel commun au Nord Franche-Comté et au Sud-Alsace. Quatre-vingt nouveaux postes de travail y sont ouverts par cette société se définissant comme apporteuse de « solutions de gestion de la qualité opérationnelle. » En clair : « nous sommes les pompiers de la qualité dans les usines », explicite Arnaud Mathiot, directeur de la région Est.

Dans le découpage géographique de Trigo France, celle-ci couvre un vaste territoire allant de l’Alsace à la partie nord de Rhône-Alpes en passant par la Bourgogne-Franche-Comté, pour un effectif de 650 personnes dont une forte majorité (environ 550) entre Belfort-Montbéliard et Mulhouse. Les recrutements régionaux du moment, que l’entreprise compte boucler avant la fin de l’année, se localisent dans ce secteur géographique dans la mesure où celui-ci concentre les industries « fiefs » de Trigo : les matériels de transport, le ferroviaire et surtout l’automobile.

Que ce soit auprès de Stellantis Sochaux et Mulhouse ou des équipementiers de rang 1 ou 2, Trigo implante ses équipes au sein même des sites de production, pour des prestations pointues sur les produits qui en sortent, y compris les véhicules eux-mêmes en cours de montage, de sorte à en corriger les derniers défauts apparus sur un siège, un panneau de porte, un tableau de bord, etc.  

 

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Pas de maintenance pré-programmée donc, mais des interventions sur demande d'ordre mécanique, et de plus en plus dans l'électrique-électronique avec la montée en puissance de l’électronique embarquée. Elles comprennent aussi des prestations informatiques, par exemple pour la mise à jour de logiciels sur les véhicules prêts à être commercialisés. « Nous complétons ce rôle par des services associés : audits, conseils, formations… », ajoute Arnaud Mathiot. « Nous agissons en interaction permanente avec le personnel de nos clients, avec lesquels nous participons ainsi à des processus d’amélioration continue.»

Les emplois en cours de création présentent des profils variés : retoucheurs, mécaniciens, carrossiers, électriciens et électroniciens, etc. A des personnels à demeure sur un site client s’ajoutent ce qu’Arnaud Mathiot nomme les « flying doctors », des experts de la gestion d’une panne et de la recherche de ses causes, qui sont appelés sur tel ou tel lieu au gré des sollicitations.

« Nous recrutons des jeunes comme des seniors, à des niveaux de qualification qui vont de l’opérateur à l’ingénieur et sans critère de qualification dans le cas des postes de premiers niveaux. Ce dont nous avons besoin, ce sont des passionnés de l’automobile. Nous montons ensuite les formations et avons créé nos propres écoles », poursuit le directeur régional.

 

De la PME à la grande ETI internationale  

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Le secteur automobile forme la majorité du chiffre d'affaires du groupe comme de l'activité de son entité dans l'Est de la France.


Le personnel local peut s’appuyer sur la puissance d’un groupe devenu l’un des leaders mondiaux de sa spécialité, au fil d’une croissance continue depuis sa fondation en format PME en 1997 par Pierre Hervo, venu de Valéo. Détenu aujourd’hui par le fonds d’investissement Ardian Capital et présidé par Matthieu Rambaud, Trigo répartit ses quelque 10.000 collaborateurs sur 550 sites industriels dans 26 pays dans le monde, essentiellement dans l’univers du transport : outre l’automobile et le ferroviaire, il est fortement implanté dans l’aéronautique ou la construction de poids lourds.

Il a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires de 440 millions d’€, traduisant une croissance de 30 % en un an, en contraste avec la petite forme de son débouché principal (aux deux-tiers) l’industrie automobile. La direction générale de Trigo explique notamment ce bond par l’effet de sa « politique d’innovation » qui s’est intensifiée ces dernières années, de façon à rester à l'avant-garde du contrôle qualité, du lean management et de la gestion de la data. En somme, le groupe veut avancer autant que possible au même rythme que le nouveau « bolide » que constitue l’intelligence artificielle.

Photos fournies par l'entreprise.

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