Sauvetage. Reprise à la barre du tribunal le 5 novembre dernier par Halios, la société d’investissement de Bertrand Duliscouët, Teknokit France, implantée à Dompierre-les-Ormes (Saône-et-Loire), se dessine un avenir meilleur.

Spécialisée dans les kits rehaussables pour semi-remorques, l’entreprise (1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, 17 salariés) souhaite reconquérir le secteur des carrossiers spécialisés.

«Notre marché de niche, qui adapte sur mesure les remorques de poids lourds en fonction des besoins de chargement évolutif, vise 10% des camions bâchés», explique Bertrand Duliscouët.

Cet entrepreneur de Nantes (Loire-Atlantique), qui a souhaité conserver l’intégralité du personnel, possède plusieurs cordes à son arc.

L’apport d’argent frais, à hauteur de 300 000 euros, peut déjà contribuer à relancer l’activité.

Les synergies à déployer avec PIH, une autre société qu’il contrôle près des Herbiers (Vendée), devraient en outre s’avérer précieuses.

Doublement espéré de l’activité

«Il s’agit d’une sellerie (ndlr : 15 salariés, 1,2 millions d’euros de chiffre d’affaires), que j’ai aussi reprise en difficulté, et qui travaille pour le nautisme», précise t-il.

À priori, aucun point commun. Sauf que le travail sur les matériaux souples, comme des bâches, n’a pas de secret pour PIH.

Agenceur de bateaux, elle peut diversifier son savoir-faire en imaginant de nouveaux produits pour Teknokit.

Son site constitue par ailleurs une plate-forme de soudage et d’assemblage pour séduire les carrossiers poids lourds de la partie Ouest de la France.

«Nous nous donnons deux ans pour doubler notre activité», assure le repreneur, conscient que les professionnels du transport routier devront de plus en plus s’adapter à de plus courtes distances, avec des équipements modulables.

Crédit photo: Teknokit

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