TEXTILE. L’entreprise Montcellienne, que dirige Jacky et Sébastian Terrenoire, confectionne des toiles en PVC aux usages multiples.

L’un de ses nouveaux débouchés concerne l’habillage de façades d’immeubles à des fins d’embellissement et de protection solaire.

Portrait d'une entreprise qui ne connaît pas la crise, avec une progression annuelle du chiffre d'affaires de 15 à 20%.

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Reprise en 1986 par Jacky Terrenoire, la société Spécial Textile (3 millions d’€ de chiffre d’affaires, 40 salariés), implantée à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), échappe à la crise.

Mis à part une légère baisse d’activité en 2008, crise oblige, elle bénéficie d’une croissance annuelle de 15 à 20%. Son métier : la confection de toiles textile en PVC (polychlorure de vinyle).

«Nous travaillons différentes formes : rectangulaires, circulaires ou conçues comme des dômes, en confection HF, c’est-à-dire que nous utilisons des machines à électrodes pour fondre ensemble les morceaux; une technique différente de la soudure à air chaud», explique Sébastian Terrenoire, fils de Jacky et directeur commercial de l’entreprise.

Afin améliorer ses flux de productions, le fabricant vient d’injecter pas moins d’un million d’€ pour acquérir deux nouveaux équipements, dont un robot de pistolétage, et étendre son site de 900 m2.

«Grâce à ce développement, nous pouvons mieux servir nos différents marchés», précise le dirigeant. L’un s’adresse à l’armée française qui utilise ses produits pour le camouflage, en couleurs noire et marron ou sable, suivant les théâtres d’opération.

Un débouché de plus en plus porteur

Spécial Textile s’adresse également au secteur de l’environnement avec des citernes souples pour stocker de l’eau, du glicole, des effluents agricoles, voire du méthane avec des contenants à double peau.

«Nous ciblons aussi de plus en plus la construction en nous adressant à des architectes et des entreprises générales», indique Sébastian Terrenoire.

L’entreprise couvre ainsi des stades, comme celui de Trélissac (Dordogne), près de Périgueux ou encore à l’étranger, le stade Omar Bongo (Gabon), pour assurer une protection contre le vent, le soleil et la pluie.

Un autre débouché du bâtiment, de plus en plus porteur, concerne l’embellissement des façades. Les toiles ajourées peuvent être sérigraphiées pour donner une identité visuelle à l’immeuble.

Elles permettent une régulation thermique, sans pénaliser la luminosité, car elles filtrent les rayons du soleil. 

«Aujourd’hui, la seule difficulté à notre expansion tient au coût de la matière première qui progresse d’environ 10% par an, sans que nous ayons toujours la possibilité de répercuter cette hausse», regrette le directeur commercial.

Article à lire aussi dans Entreprises & Performances, 16ième édition, magazine économique commun au journal le Bien Public et au Journal de Saône-et-Loire coréalisé avec les journalistes de Traces Écrites.

Crédit photo: Spécial Textile

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