INFORMATIQUE. La société bisontine Smartesting, éditrice de solutions informatiques de tests, au départ pour de l’électronique embarquée, aujourd’hui pour des systèmes d’informations très complexes dans les domaines de la banque, de l’assurance et des télécommunications, s’affirme sur un marché mondial de plus en plus porteur.

Laurent Py et Bruno Legeard, les deux fondateurs, voient grand avec déjà une filiale en Inde et une autre qui se lance aux États-Unis.

Dans les deux à trois ans, une dizaine de recrutements devraient gonfler l’effectif de 30 personnes, en commerciaux, développeurs et consultants avant et après-vente.

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Laurent Py, P-DG de la société Smartesting, implantée à Besançon (Doubs), manie le franglais avec simplicité déconcertante. À sa décharge, le monde de l’informatique dans lequel il baigne depuis toujours se nourrit de la langue de Shakespeare mâtinée à la sauce américaine.

Cet homme de 37 ans, qui avec son ami et ancien maître de thèse, Bruno Legeard, a fondé cette société éditrice de solutions informatiques de tests, explique toutefois avec clarté un univers des plus complexes.

«Nous imaginons des scénarios de tests propres à détecter les pannes potentielles d’un système d’information pour éviter le pire», déclare t-il.

Car le pire coûte très cher.

Un bug survenu à la Sécurité Sociale sur le calcul des trimestres de retraite aurait ainsi généré une facture sèche de 900 millions d’€.

À ses débuts - de 2003 à 2007- lorsqu’elle portait le nom de Leirios, une start-up issue du laboratoire informatique de l’université de Franche-Comté, l’entreprise concevait des logiciels de tests pour de l’électronique embarquée.

Elle notamment collaboré au programme Vetess, du pôle de compétitivité Véhicule du Futur, afin de mettre au point la vérification préalable de nombreuses fonctions automobiles : essuie-glaces, colonne de direction en lien avec la dynamique du véhicule…

«Ce marché à l’époque pesait 100 millions de $, celui sur lequel nous nous positionnons aujourd’hui, à savoir les systèmes d’informations, représente plus de 2 milliards de $», indique le dirigeant.

Nouveaux locaux et recrutements à venir

L’intelligence de Smartesting (2 millions d’€ de chiffre d’affaires, 30 personnes) est d’avoir fait évoluer la technologie. Elle a inventé un logiciel qui prend un modèle en entrée et fournit des scénarios de tests à la demande.

Qu'il soit dans le domaine bancaire, de l’assurance ou encore des télécommunications, le client peut ainsi vouloir, en fonction d’un budget donné, uniquement les 1000 tests les plus pertinents de son système.

«À nous de faire les bons choix pour chaque cas et croyez-moi il ne faut pas se planter», reconnaît Laurent Py.

Avec une croissance de 150% depuis 2008, l’entreprise ne subit pas la crise, mais s’interroge toutefois pour cette année, où l’on prédit la fin du monde à tout bout de champ. Plaisanterie mise à part, elle poursuit plusieurs projets.

Née en 2008, sa filiale en Inde emploie déjà 8 ingénieurs commerciaux. Celle de Boston aux États-Unis conduit un projet-pilote avec l’une des plus grandes banques d’affaires d’outre-Atlantique.

Un nom, encore confidentiel, qui s’ajoutera à un portefeuille de clients prestigieux : BNP, Barclays, SFR, Visa, mais également Airbus et EADS.

Hébergée dans les locaux du technopole Témis, Smartesting se sent un peu à l’étroit et recherche 150 m2 pour une nouvelle implantation toujours dans la capitale comtoise.

Car dans les deux à trois ans, une dizaine de recrutements devraient gonfler l’effectif en commerciaux, développeurs et consultants avant et après-vente.

Crédit photos: Smartesting

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