Santé. Petite pépite de technologie dédiée à compenser les handicaps permanents ou temporaires, la société dijonnaise Protéor pousse plus avant sa R&D.

«Nous conduisons actuellement 13 projets de développement de produits et trois programmes de recherche académique», indique Philippe Guérit, le directeur général.

Il est en effet bien loin le temps de la jambe de bois. Les produits maison : prothèses qui remplacent un membre ou orthèses qui suppléent à une déficience motrice liées à de graves maladies, favorisent très souvent le retour à une vie presque normale.

Protéor les conçoit et réalise, soit pour son propre usage en appareillant les patients, notamment dans ses 40 succursales françaises, ou les distribue sous la forme de composants sur-mesure auprès des orthoprothésistes.

Fondée en 1913 et présidée par Michel Pierron, l’entreprise (52 millions d’€ de chiffre d’affaires, 650 salariés, 7 filiales étrangères) bénéficie d’une croissance annuelle de 5%.

Si le marché est stable dans les pays développés, il se développe dans les zones économiques émergentes, notamment en Chine. «L’accès aux soins et la mise en place de systèmes de remboursement explique le phénomène», précise le dirigeant.

Une unité de production très high-tech

Reste que le métier se spécialise très fortement avec une concurrence mondiale très dure, notamment allemande et islandaise.

Pour rester à la pointe de l’innovation, Protéor s’appuie sur une équipe de R&d composée de 12 ingénieurs et techniciens et un budget dont le montant demeure confidentiel.

Mais par seulement !

«Nous nouons de nombreux partenariats avec des organismes extérieurs, comme l’Institut du textile, ainsi que des grandes écoles : les Arts et Métiers, l’École Polytechnique de Lauzanne…», argumente Philippe Guérit.

À Seurre (Côte-d’Or), dans l’unité industrielle (165 personnes), on marie tous les genres de production : travail des métaux, des composites, des mousses, du bois…

L’appui de l’électronique et de l’informatique favorise également une activité unique en France. Le fabricant met au point des appareils de contrôle du mouvement ou de commande pour des personnes très lourdement paralysées : capteurs de souffle, synthèse vocale…

Réfractaire à des fabrications bas de gamme, Protéor apporte son soutien à Handicap International. Lors du tremblement de terre en Haïti un stock d’urgence était à disposition.

Crédit photo: Protéor

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