BIOTECHNOLOGIES. L’entreprise américaine officialisera mi-janvier 2012 son implantation dans la capitale régionale.

Elle y trouve un vivier de compétences pour développer en première mondiale un appareil préclinique qui favorisera la détection très en amont de tumeurs.

Elle bénéficie d’un soutien financier de l’État et d’un accompagnement pointu des agences Bourgogne Développement et Dijon Développement.

Le fabricant d’instruments biomédicaux peut inscrire cette implantation locale dans la durée grâce à deux autres programmes de recherche.

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La société américaine Bioscan, basée à Washington (États-Unis), rendra officielle son implantation sur Dijon le 13 janvier 2012, bien que beaucoup l’ont déjà annoncé en son absence et en son nom dans le courant de l’été dernier.

Elle a accepté de nous expliquer pourquoi ce choix et quelles activités elle entend développer sur place.

Spécialisée dans l’instrumentation biomédicale, l’entreprise (20 millions de $ de chiffre d’affaires, 40 salariés, dont 15 chercheurs) veut mettre au point dans la capitale bourguignonne un prototype d’appareil d’imagerie moléculaire très innovant, qui combine la technologie de la résonance magnétique (IRM) à celle de l’imagerie nucléaire.

«La multimodalité de l’instrument permettra de valider la détection très en amont de tumeurs chez les petits animaux, afin de développer de nouvelles molécules thérapeutiques pour l'homme», explique Fabrice Chaumard, le directeur Europe de Bioscan.

Cette recherche s’inscrit dans le cadre du programme IMAPPI, lauréat de l’appel à projets gouvernemental «Investissement d’Avenir». Elle est chiffrée à 15 millions d’€, dont 7,3 millions alloués par l’État.

«Nous investirons au total 10 millions d’€, subventionnés à hauteur de 4,3 millions», précise le dirigeant. Le prototype devrait être prêt début 2014 pour les premiers essais et contrôles.

Bioscan ne part pas seule dans cette aventure. Sa décision d’être à Dijon résulte du viviers de compétences qu’elle peut trouver localement.

20 salariés d’ici à 2014

Elle s’appuiera en premier lieu sur le centre Georges-François Leclerc, la société Oncodesign, le GIE Pharimage, mais également sur de très nombreux instituts et laboratoires rattachés à l’université de Bourgogne : l’Institut de chimie moléculaire, le laboratoire interdisciplinaire Carnot ou encore le laboratoire électronique, informatique et image.

Une autre raison qui explique sa décision tient à l’accompagnement offert depuis deux ans par l’agence Bourgogne Développement et plus récemment par Dijon Développement.

«J’ai eu un très bon accueil et un suivi constant de mon dossier», se félicite Fabrice Chaumard.

À terme, c’est-à-dire à l’horizon 2013-2014, 20 personnes travailleront chez Bioscan Molecular Imaging France (BMIF), une SAS créée tout spécialement.

Cet effectif pourrait même grossir car la biotech répond à deux autres appels à projets : Labex, dédié au développement de nouvelles molécules et, IDEX, création de campus d’excellence.

Fondée en 1980 par le docteur Seth Shulman, Boiscan fabriquait jusqu’en 2005 des équipements de contrôle de qualité pour le secteur hospitalier.

Elle se lance à partir de 2005 dans l’imagerie préclinique et devient le numéro un mondial des appareils de détection des tumeurs humaines sur des modèles animaux. Sur le marché européen, le fabricant réalise 10 millions d’€ de chiffre d’affaires.

Crédit Photo: Bioscan et Traces Écrites

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