Co-fondateur en 1979, avec son frère Alain, de l’agence de communication dijonnaise AMT, Patrice Tapie épouse avec la CGPME, qu’il préside en Bourgogne depuis 10 ans, une seconde vie professionnelle. Militant redoutable et convaincant, il cultive un côté lobbyiste décoiffant. Une qualité appréciable pour le tout nouveau président de la télévision locale VOO TV.

Preuve en a été apporté par la signature du «Small business act» avec les principales collectivités territoriales de Bourgogne. Ces dernières s’engagent par convention à préférer, à compétences et références égales, les PME locales pour tout marché public.

Avec lui, on fonctionne à l’affectif. Les mots : «éthique, amitié, loyauté, conviction, humaniste», reviennent très souvent. Aussi, le syndicat patronal régional, fort aujourd’hui d’environ 1 500 adhérents, ressemble plus à un club de copains où partage et solidarité servent de valeurs fondatrices, comme de credo quotidien.

«Un réseau efficace se construit avec des gens qui se choisissent», confirme le publicitaire, animateur du groupement Transversales, constitué de cinq agences indépendantes.

Lorsque que cet anticonformiste par nature, rebelle à l’économie financière des dirigeants de CAC 40, délaisse les bureaux de la CGPME, il se retrouve un étage plus haut dans ceux de sa société, l’une des dernières agences de communication survivantes des années 80. Les affiches des campagnes publicitaires, des salons organisés ou encore des produits vantés occupent toute une pièce.

Un épicurien dans l’âme

La clientèle s’appelle SEB, Naudet, premier pépiniériste de France, et bien d’autres encore, notamment les principales chambres consulaires. L’agence publicitaire se porte plutôt bien avec sa petite dizaine de salariés et son 1,2 million d’euros de marge brute. «Nous avons été une pouponnière pour faire éclore de nombreux talents, partis depuis vers d’autres aventures», confesse non sans fierté Patrice Tapie.

Car cet homme de 57 ans ne peut s’empêcher d’aider son semblable qui ne lui rend d’ailleurs pas toujours. Il faut aussi connaître cet enfant de la Saône dans son fief de Talmay (Côte-d’Or).

Les copains se croisent au retour d’une partie de chasse, de pêche ou de cueillette aux champignons. On boit de grands vins comme de grands whiskys, on rit, on parle fort, on écoute du rock sous le regard placide de sa chienne : «l’amour de sa vie», que ce grand séducteur dit préférer à la «plus belle femme du monde».

Crédit photo : Traces Ecrites

1 commentaire(s) pour cet article
  1. guy gillotdit :

    Vous devriez conclure que c'est rassurant (Oui,Oui!) qu'il y ait encore des types comme ça : Faisant passer les autres avant lui et ne pratiquant jamais la langue de bois. Une sorte de dernier des Mohicans et nous remplissant de tristesse pcq, à de très rares exceptions prés, il n'arrive pas à se faire imiter par les hommes politiques. Si ce message doit subir de la "modération"... arrêtez votre métier ! Bien amicalement ! Bonnes vacances ! Mais surtout BRAVO pour votre lancement !

Commentez !

Combien font "5 plus 3" ?