ADHESIFS. Le numéro un français des adhésifs technologiques muscle ses forces productives à l’aune d’un investissement, R&D comprise, de 20 millions d’€.

Une enveloppe équivalente à celle injectée depuis 2003 pour renouveler le parc machines.

Le site de Dijon (Côte-d’Or) bénéficie du plus gros morceau avec l’installation d’une gigantesque machine à enduction dans un bâtiment dédié de 2 500 m2.

Grâce à ce nouvel outil, l’industriel va tripler ses capacités et gagner 25% en productivité.

Depuis sa reprise en 2003 à l’ex-groupe pharmaceutique Fournier, en passe aujourd’hui de disparaître définitivement après le dépeçage en règle de ses repreneurs successifs : Solvay, puis Abbott, Plasto Technologies se développe à marche forcée.

«La revente en septembre 2010 de notre activité adhésifs grand public au groupe GPI, qui l’a lui-même recédé à 3M, nous laisse aujourd’hui toute liberté pour travailler nos adhésifs technologiques dédiés à 50% pour l’automobile, 34% pour le secteur de la santé et le reste pour l’industrie en général», explique Roland de la Brosse, directeur général.

Et le dirigeant le prouve à l’aune d’un programme d’investissement de 20 millions d’€, soit autant de ce qu’il a déjà réalisé jusqu’à présent pour renouveler son parc productif.

Présent à l’étranger avec trois filiales, Plasto (60 millions d’€ de chiffre d’affaires, 450 salariés, dont 100 hors frontières) injecte plus d’un million en Espagne dans un nouvel équipement de thermoformage. Il prévoit aussi 500 000 € pour ses unités du Brésil - achat de matériel de sérigraphie - et de Slovaquie.

Une machine infernale

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

L’essentiel des investissements concerne toutefois le site français de Dijon (Côte-d’Or), étendu sur 8 hectares avec 35 000 m2 d’ateliers. «Nous consacrons 1,5 million d’€ dans divers équipements, dont une machine de coupe automatisée, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg», avoue Roland de la Brosse.

Car l’essentiel tient en la construction d’un bâtiment de 2 500 m2 pour y installer une machine infernale d’enduction (4 postes) et d’impression (un poste).

Destinée à encoller des supports, elle vient de Suisse, mesure 56 mètres de long, assure une vitesse de 300 mètres par minute et offre une capacité de 50 millions de m2, soit trois fois plus que ses deux anciennes consoeurs obsolètes. Bilan financier des courses : une facture globale de 12 millions, dont 4 en immobilier.

«Il aura fallu pas moins de 66 camions et 4 convois exceptionnels pour la transporter», précise le directeur général. Grâce à ce beau bébé, opérationnel cet été, le fabricant d’adhésifs réalisera 25% de gains de productivité.

Il gonflera par ailleurs son effectif d’une quinzaine de personnes, principalement des conducteurs de lignes automatisés, presque introuvables sur Dijon, faute de formation spécialisée par alternance.

À cette manne, s’ajoute comme chaque année 7,2% du chiffre d’affaires consacrés à la R&D (60 personnes), soit pour 2012, 4,32 millions d’€.

«Nous visons entre 5 et 7% de croissance en France et près de 20% à l’étranger, en conduisant une stratégie de partenariat avec nos clients, d’où une qualité de fabrication qui doit rester proche du zéro défaut», argumente Roland de la Brosse, pas peu fier d’annoncer également qu’une opération de croissance externe devrait voir le jour aux Etats-Unis.

Plasto est contrôlée par le holding Bourgogne Développement Industrie (BDI), 110 millions d'€ de chiffre d'affaires, qui possède aussi à Bernay (Eure) la société Ceisa, producteur de films rétractables pour le suremballage de bouteilles.

Crédit photo: Plasto

Commentez !

Combien font "3 plus 5" ?