OUTILLAGE. S'il en est un que la neige réjouit, c'est bien Eric Perrin. L'hiver dernier a dopé le chiffre d'affaires de l'un des derniers fabricants français de pelles à neige de 1,4 million d'€ de ventes.
Héritée d'un savoir-faire de forgeron transmis depuis cinq générations, cette activité saisonnière ne saurait toutefois suffire à la pérennité de la PME familiale de Tilchâtel (Côte-d'Or).
Pelles, bêches, râteaux, pioches sont des créneaux plus porteurs, grâce à des ventes étalées toute l'année.
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Le jardinier du dimanche aura cependant peu d'occasions de trouver la gamme dans les linéraires des grandes surfaces, à l'exception de quelques points de vente. L'entreprise se positionne volontairement sur le marché des professionnels.
L'activité se répartit à égalité entre le bâtiment et les travaux publics (BTP), et les professionnels du jardinage.
Hérité de l'ancienne forge implantée depuis 1644, le savoir-faire du travail du métal explique ce positionnement dans le haut de la gamme. «Nos outils sont fabriqués avec de l'acier au bore, un alliage spécifique qui garantit la résistance aux chocs, aux flexions et à l'usure», explique Alain Astier, directeur du développement.
«Les manches, achetés auprès de négociants ou transformateurs, sont en hêtre ou en frêne issus de forêts certifiées PEFC/SFC de provenance locale et les outils sont peints par projection électrostatique comme dans l'industrie automobile», ajoute t-il.
Ces dernières années, l'entreprise familiale a entrepris une démarche marketing très poussée, à l'image des produits de consommation courante.
«Avec la crise, les distributeurs ont réduit leur stock en magasin, ils attendent toutefois une grande réactivité des fabricants», expose Eric Perrin, le P-DG. Qu'à cela ne tienne, l'entreprise explore les règles du merchandising.
Des présentoirs en carton contenant tout ou partie d'une gamme de produits, désencombrent les linéaires des magasins.
L'assortiment est préparé dans l'atelier d'expédition à la demande. La stratégie paie.
L'entreprise familiale annonce une progression de 15 à 20% des ventes ces deux dernières années, portant son chiffre d'affaires à 5,4 millions d'€. Elle emploie une trentaine de salariés.
Eric Perrin ne reste pas pour autant les deux pieds dans le même sabot. Il fait une incursion sur le marché grand public du jardinage, mais pas de n'importe quelle façon. «Nous ne pouvons lutter contre les produits d'importation, aussi nous explorons des niches», explique t-il.
Pour le public féminin, les outils prennent une couleur fuschia. Une autre nouvelle gamme joue sur la connotation régionale sous le nom des Forges de Bourgogne.
Une automatisation renforcée de l'outil de production accompagne la démarche commerciale. Une chaîne de polissage va prochainement compléter la cabine de peinture électrostatique et le robot de soudage à cinq axes.
Dans la même veine, relire l'article sur les engins de déneigement de l'Alsacien Acométis, publié hier : Acométis, le pompier de l'hiver
L'article sur l'entreprise Perrin a été publié dans Entreprises & Performances, 16ième édition, magazine économique commun au journal le Bien Public et au Journal de Saône-et-Loire coréalisé avec les journalistes de Traces Écrites.
Photos: Etablissements Perrin











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Bonjour, Je suis très heureux de voir mis en valeur un entrepreneur local qui fait preuve d'imagination et de volonté. Cordialement, Charles BARRIERE Conseiller général du canton d'Is sur Tille.