Service. L’entreprise dirigée par Étienne Patouillet gère 2600 distributeurs automatiques, principalement de boissons et de produits alimentaires, sur les régions Bourgogne et Franche-Comté.

Un savoir-faire qui nécessite une organisation millimétrée chez ce précurseur du métier et l’un des derniers régionaux indépendants.

Étienne Patouillet, 32 ans, appartient à la race des lève-tôt. Le rencontrer impose de sortir du lit dès potron-minet, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

L’homme, la cinquième génération aux commandes, est plus que sympathique et l’entreprise qui porte son nom, une référence en matière de distribution automatique de boissons, en-cas et autres coupe-faim.

Fondés en 1867 et implantés à Genlis (Côte-d’Or), les Établissements Patouillet font au départ du commerce de céréales, puis de la vannerie qui habille les bonbonnes de vin. Le pas est alors vite franchi pour devenir débiteur en gros du précieux breuvage.

Mais voilà, à la fin des années 60, la politique naissante de lutte contre l’alcoolisme sur le lieu de travail invite à revoir toute la stratégie.

Jean Patouillet, le père d’Étienne, a alors comme lumineuse idée d’importer en 1968 les premiers distributeurs de boissons, nés aux États-Unis, et sauve sa société d’un déclin inévitable.

Aujourd’hui, l’entreprise gère 2600 distributeurs automatiques sur les régions Bourgogne et Franche-Comté, réalise avec sa filiale bisontine près de 8 millions d’€ de chiffre d’affaires, emploie 65 salariés et réinvestit pas moins 1,5 million par an dans son outil industriel.

Pour satisfaire une clientèle essentiellement composée de comités d’entreprise, une organisation millimétrée a été mise en place. Les premiers chauffeurs approvisionneurs décollent des entrepôts dès 4h30 du matin.

«Nous livrons déjà le frais : sandwichs et viennoiseries», précise le dirigeant. Puis progressivement la flotte des 70 véhicules gorgés de café, soft drinks et autres douceurs chocolatées part en tournée.

Pour éviter des déplacements trop lointains, plusieurs agences ont été installées à Auxerre, Chalon-sur-Saône et Besançon, ainsi que cinq dépôts.

Des habitudes alimentaires différentes

«Les trajets journaliers vont de 50 à 300 kilomètres, jamais plus pour une question de confort au travail et de sécurité», indique Karen Patouillet, la très dynamique épouse d’Étienne et responsable juridique de l’entreprise.

Écouter ce jeune couple, c’est aussi faire une plongée dans les habitudes alimentaires de nos semblables. Et Dieu sait que sur le sujet, ils sont intarissables.

«Pour les boissons chaudes, le café représente 70% des ventes, sinon les produits les plus consommés sont : les soft drinks, les viennoiseries et les barres chocolatées», expliquent-ils.

Le bon vieux sandwich jambon beurre tient le haut du pavé dans l’industrie et notamment auprès des équipes de nuit. Mais on ne le consomme pas tout à fait pareillement au Creusot qu’à Belfort.

«Et puis, vous savez, nous sommes déjà un distributeur de paix sociale», confesse Étienne Patouillet. La série humoristique Caméra Café masque au final ou exagère la réalité.

Un distributeur de boissons offre un espace de détente, de convivialité qui apaise bien des conflits. N’en demeure pas moins des actes d’incivilité qui imposent à l’entreprise de s’appuyer sur une équipe pointue de maintenance et de réparation.

«Je vous en conjure, dites à vos lecteurs qu’il ne sert à rien de secouer la machine pour faire tomber la pièce, tout est aujourd’hui électronique, de plus en plus ergonomique et nous dépannons très, très rapidement», supplie Étienne.

Photos: Traces Écrites

3 commentaire(s) pour cet article
  1. Osmandit :

    Bonjour, je voudrais savoir si vous faites des distributeurs à vendre neuf pour des pâtisseries orientales et boissons type mirinda et mecca cola. Merci pour votre réponse.

  2. DAHANEdit :

    Bonjour, Merci de me contacter au 06.64.42.32.48 Salaheddine DAHANE

  3. vaisondit :

    Bonjour, je voudrai savoir si vous faites les distributeurs de boissons fraîches et alimentaires, merci pour la réponse

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