Automatismes. Guère facile à trouver en contrebas de la Fontaine d’Ouche, - l’un des grands quartiers populaires de Dijon (Côte-d’Or) qui lui procure une certaine discrétion -, l’unité de la division «automation» qu’exploite le groupe américain Parker Hannifin (13 milliards de $ attendus en 2012, près de 60 000 personnes dans le monde) vit une petite révolution.

À l’aune d’un budget de 500 000 €, qui court jusqu’en 2012, le concepteur et fabricant de (servo)moteurs et variateurs électroniques pour de très nombreux secteurs industriels remodèle complètement ses 16 000 m2 d’ateliers. «Nous souhaitons générer jusqu’à 10% de gains de productivité supplémentaires et gagner 40% de place», explique Harold Guillemin, le directeur de site.

Petit à petit, en ayant recours à la technique du lean manufacturing, l’entreprise (30 millions d’€ de chiffre d’affaires, 206 salariés), encore connue sous l’ancien nom de Parvex,  réimplante ses îlots de production et d’assemblage, rend plus cohérents ses flux, améliore l’ergonomie des postes de travail.

Cette vaste tâche, Jean-Marie Blanc, responsable industriel, l’assume avec un humour très british et un rien dévastateur. «Ce n’est pas si difficile, il suffit de réfléchir un tout petit peu avant, mais ce qui n’est pas donné à tout le monde», souligne ce dernier en jetant un regard complice à ses collègues du management.

De la haute technologie

La surface libérée sera proposée à la location auprès d’autres entreprises qui trouveront là de magnifiques locaux sécurisés, tout juste à équiper.

Les produits fournis par Parker Hannifin Dijon, dédiés à la maîtrise du mouvement et de la commande, s’adressent principalement au secteur de la machine-outil, de l’emballage, du médical, de l’énergie, de l’automobile et de l’aérospatiale.

«Nous avons ainsi livré à un sous-traitant d’Arianeespace le moteur qui contrôle les vannes qui actionnent les boosters (*) de la fusée Ariane 5», révèle Bruno Jouffrey, chef de produit.

L’entreprise livre aussi ses composants aux fabricants de matériel militaire pour actionner l’orientation d’un canon sur une tourelle de char, à l’industrie automobile qui utilise de nombreux bras articulés, au secteur de la santé : moteurs de pompes à sang ou de respirateur artificiel…

«Nous relevons de la haute technologie avec une marge d’erreur nulle», indique Jean-François Maestre, responsable du centre de R&D intégré qui fédère 30 ingénieurs et techniciens.

Pour l’étude et la réalisation de certains de ses propres équipements, Parker Hanninfin Dijon travaille en partenariat avec une des sections BTS du lycée Saint-Joseph de Dijon, spécialisée dans les automatismes industriels. «Une manière judicieuse d’aider à former notre futur personnel», souligne Jean-Marie Blanc.

(*) Propulseurs d’appoint.

Crédit photo: Traces Écrites

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Mathieu Auroredit :

    Actuellement à la recherche d'un emploi pour les vacances scolaires, j'aimerais savoir si vous recrutez. Si oui je vous envoie un courrier ainsi qu'un CV. Merci.

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