CO-TRAITANCE. La PME de Crépand, près de Montbard (Côte-d’Or), vend ses savoir-faire aux grands groupes locaux de la Métal’Valley.

Elle cherche aujourd’hui à s’étendre géographiquement et à diversifier sa clientèle pour atteindre une taille  critique. Investissements et embauches suivent.

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Vincent Stenger, repreneur en novembre 2008 de la société Meirs, implantée à Crépand, près de Montbard (Côte-d’Or), ne s’en laisse pas conter. Il n’aime guère le terme de sous-traitance et préfère parler «d’apport de compétences».

On le croit sur parole lorsqu’il évoque les différents métiers qu’il exerce. «Nous intervenons dans quatre domaines qui nécessitent une très grande technicité», précise t-il.

Pour le compte du groupe Vallourec et de ses filiales de la Métal’Valley, l’entreprise fait de l’usinage de précision et du rechargement de pièces, c’est-à-dire qu’elle les répare par apport de métal et réusinage.

Ses clients s’appellent Valti, Valinox Nucléaire, Valtimet et Salzgitter Mannesmann, tous présents à Montbard et spécialisés dans le tube. Elle réalise aussi des accessoires de contrôle non-destructifs.

«Nous faisons également des études de conception d’outillages spéciaux et nous bénéficions d’un brevet dont les premières applications sont en cours chez un client», complète le dirigeant.

Cet homme de 48 ans, ingénieur en génie atomique et titulaire d’un DEA de physique a eu le nez fin en reprenant cette PME (1,3 million d’€ de chiffre d’affaires, 10 personnes) créée en 1988 par un ancien ajusteur de Vallourec.

Les sirènes de l’indépendance

«Nos savoir-faire sont très spécifiques et ne relèvent pas du travail en série», argumente t-il. Sur cette base solide, il multiplie les développements.

Un investissement de 300 000 € a permis de renforcer le parc d’outillages avec une machine spéciale d’électro-érosion et un tour numérique.

Deux nouvelles recrues sont appelées d’ici à deux ans à renforcer l’effectif. Car Vincent Stenger veut diversifier sa clientèle et rayonner plus largement que dans le Nord Côte-d’Or. Et pourquoi pas en faisant également de la croissance externe.

Ancien chef de projets, puis responsable de production chez Thomson Genlis, site aujourd’hui disparu, il sait comment mener sa barque.

«Si j’ai racheté une entreprise, c’est que je ne voulais plus exécuter des ordres souvent aberrants, pour ne pas dire stupides, et investir dans un petit chez moi où je pourrais m’exprimer librement», souligne t-il.

Les cadres supérieurs sont nombreux dans son cas, appelés à l’approche de la cinquantaine par les sirènes, jugées plus vertueuses, de l’indépendance.

Article à lire aussi dans Entreprises & Performances, 16ième édition, magazine économique commun au journal le Bien Public et au Journal de Saône-et-Loire coréalisé avec les journalistes de Traces Écrites.

Crédit photo: Meirs

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