TEXTILE/BOURGOGNE. Le maroquinier à façon pour les grands noms du luxe français et européens se dote d’une unité textile près d’Auxerre, dans l’Yonne.

Presque achevée et déjà opérationnelle, ce 5ème atelier du maroquinier déjà présent en Bourgogne, Champagne-Ardenne et dans le Nord, fabriquera pour les mêmes clients des accessoires : cravates, pochettes, foulards…

L’investissement atteint 1,6 million d’€ et génère 40 emplois.

 

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Maroquinerie Thomas, sous-traitant des grandes marques de luxe françaises et européennes, ajoute une corde à son arc en se diversifiant dans le textile. A Venoy, près d’Auxerre (Yonne) s’achève un bâtiment de 1200 m2 dédié à des articles en soie très haut de gamme : cravates, noeuds papillon, pochettes, foulards ou encore draps de bain.

 

Baptisée Confection Textile Soie (CTS) et dirigé par Nicolas Rallier, ce nouveau site (environ un million d’€ de chiffre d’affaires) est né de la reprise du fonds de commerce de la société auxerroise Genete. Il complète l’offre du maroquinier auprès de sa clientèle historique dont il préfère ne pas citer les noms, mais que tout le monde connaît.

 

« Nous avons bénéficié du soutien de le société d’économie mixte Yonne Équipement, tant pour la recherche du foncier que pour le choix d’une entreprise générale, la rédaction du cahier des charges et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage », se félicite Yann Thomas, le directeur général de Maroquinerie Thomas.

 

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Yann Thomas et son père Thierry.

 

Déjà opérationnelle, CTS, qui sera inaugurée au début de l’été à l’issue d’un investissement d’1,6 million d’€, emploie 20 personnes intra-muros et une vingtaine d’autres à domicile en temps partagé.

 

« Nous sommes dimensionnés pour employer jusqu’à 80 personnes, car ce type d’activité, très manuelle, impose de réelles compétences pour assurer une confection sur-mesure, en pièce unique ou petites séries, qui ne souffre aucun défaut », explique le dirigeant.

 

carredesoieFermeture d’un site près de Troyes

 

Si le secteur très exigeant du luxe se porte toujours très bien, certains de ses fournisseurs commencent à souffrir. C’est le cas de maroquinerie Thomas qui a vu son activité se rétracter en deux ans, de 100 à 93 millions d’€.

 

« Il n’y a pas péril en la demeure mais, nous sommes confrontés à une concurrence européenne avec un  coût de main d’œuvre jusqu'à 30% à 40% moins élevé, ce qui nous oblige sans cesse à nous adapter », indique Yann Thomas.

 

Le groupe maroquinier, qui emploie près de 1100 salariés en France et 100 au Vietnam, a ainsi fermé son atelier de La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes (Aube), où travaillaient 29 personnes.

 

Le chef d'entreprise assure qu'il avait proposé un reclassement complet de l’effectif féminin à Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), l’une de ses plus importantes unités, mais aucune candidate ne se serait manifestée.

 

« Cette implantation était devenue trop petite et peu réactive en termes de délais, mais avec un personnel très bien formé, ce qui nous oblige à pourvoir sur Semur 30 nouveaux postes », argumente le directeur général. Maroquinerie Thomas est aussi présente à Saulieu (Côte-d’Or), Montmirail (Marne) et Bapaume (Pas-de-Calais).

 

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Crédits photos : Maroquinerie Thomas et Traces Écrites.

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