Le fabricant de dispositif médicaux des Hauts de France installe à Besançon son troisième laboratoire de recherche. Une décision motivée par la proximité de l’Etablissement Français du Sang de Bourgogne-France-Comté et écosystème local dans le domaine de la santé.
Qui a déjà donné son sang ou fait un séjour en chirurgie connaît forcément les productions de Macopharma. Cette entreprise des Hauts-de-France fabrique les poches qui contiennent le sang et tous leurs accessoires, et plus largement, tous les contenants de la chaîne transfusionnelle, du donneur au receveur, qui permettent de collecter, traiter, stocker et distribuer des composants sanguins.
Seul fabricant en France de dispositifs médicaux pour la transfusion sanguine et la biothérapie – « parce qu’il s’agit d’un marché de niche ; en France, par exemple, seulement 3,5% de la population fait don de son sang », précise la directrice générale. Macopharma dispose de trois unités de production : le berceau de l’entreprise et siège à Tourcoing (Nord) qui emploie 750 personnes, une en Pologne (550 salariés) et une en Tunisie (680 salariés). Avec ses 18 filiales commerciales, l’effectif s’élève à 2.104 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 163 millions d’€ en 2021.
En août dernier, les dirigeants de Macopharma – une entreprise familiale –, ont décidé de mettre un pied à terre loin de leurs bases, à Besançon (Doubs). Pas pour une activité industrielle, mais pour implanter son troisième laboratoire, après celui du siège et un en Allemagne. « C’est le résultat d’une rencontre », raconte Caroline Hernu ; « On nous a vanté l’écosystème local et comme nous cherchons toujours à innover pour améliorer la prise en charge du patient, nous avons franchi le pas. »
L’essor des biothérapies

C’est pour l’instant un tout petit laboratoire avec une ingénieure bientôt rejointe par deux techniciens qui a pris place à Bio Innovation et a été inauguré fin mars. « L’écosytème local avec le pôle de compétitivité PMT, l’ISI FC (Institut supérieur d'ingénieurs de Franche-Comté ) Génie Biomédical et la très grande proximité scientifique et technologique avec l’Etablissement Français du Sang de Bourgogne-France-Comté, nous donnera accès à des ressources biologiques clés dans le cadre de nos projets de recherche et d’optimiser nos essais cliniques », complète Caroline Hernu.
Macopharma parie sur l’essor des biothérapies et le contexte rendu favorable en ce moment par les pouvoirs publics. L’entreprise en développe déjà comme la photophérèse extracorporelle qui consiste à soigner le patient contre le rejet du greffon en lui réinjectant ses propres leucocytes du sang une fois traitées. Elle s’est également fait une spécialité du prélèvement de cellules souches du sang de cordon ombilical.

Photos fournies par l'entreprise.










.png)







.jpg)





































